
Des radicaux libres récemment découverts, espèces chimiques rattachées aux particules de pollution de l'air, endommageraient les poumons. Selon les chercheurs qui présenteront leurs résultats lundi lors de la réunion de l'American Chemical Society, ils pourraient même être responsables de cancers du poumon. Si cette hypothèse est confirmée lors de prochaines recherches, cela expliquerait pourquoi des non-fumeurs développent des maladies généralement liées à la cigarette.
La présence de radicaux libres dans l'air est connue depuis des années. Ces molécules peuvent avoir des effets nocifs sur les cellules, mais jusque-là, la communauté scientifique pensait qu'elles étaient produites par une combustion, puis disparaissaient en moins d'une seconde. Les chercheurs se sont aperçus que des particules issues de la combustion charriaient des radicaux libres qui pouvaient rester dans l'air indéfiniment.
Ce radicaux sont très similaires à ceux présents dans les cigarettes, ils ont donc les mêmes effets. Pire, il faudrait fumer 300 cigarettes par jour pour être exposé au même niveau de radicaux libres présents dans un environnement moyennement pollué.