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Situation Epidémiologique

Deux nouvelles études apportent des progrès dans la lutte contre l'obésité

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CommentCaMarche le mardi 6 janvier 2009 à 19:40:00
Deux nouvelles études apportent des progrès dans la lutte contre l'obésité
Deux nouvelles études apportent des progrès dans la lutte contre l'obésité. La première a permis d'isoler une hormone, la leptine, qui contrôle l'appétit des souris. La deuxième met au jour les variations génétiques qui augmenteraient le poids des personnes déjà en surcharge pondérale. Détails.

Dans deux nouvelles études, des chercheurs annoncent se rapprocher d'une solution dans la lutte contre l'obésité. Dans une première étude, les scientifiques ont réussi à extraire du cerveau d'une souris obèse une hormone appelée leptine, qui est utile pour contrôler l'appétit. "C'était très excitant, car on avait l'habitude de parler de la leptine comme de quelque chose qui ne marche pas", explique le co-auteur de l'étude, Dr Umut Ozcan, professeur assistant à l'école médicale d'Harvard.

Dans une autre étude, les chercheurs ont mis le doigt sur un trait génétique lié à la minceur chez les personnes maigres, mais qui causerait davantage d'obésité chez les gens déjà en surcharge pondérale. Les deux études ont été publiées dans le journal américain "Cell Metabolism" du 7 janvier.

Selon le docteur Ozcan, les scientifiques étudient la leptine depuis sa découverte au milieu des années 90. Certains scientifiques pensent que de grosses doses de leptine pourraient forcer les malades à manger moins, en contrôlant leur dépendance à la nourriture. Mais, comme le dit le docteur Oczan, il s'est avéré que les personnes ainsi que les souris en surcharge pondérale, sont immunisés contre les effets de l'hormone. "La leptine touche le cerveau, mais dans ce cas, le cerveau ne prend pas en compte l'hormone."

Le docteur Ozcan et ses collègues ont mis au jour que deux drogues peuvent aider la leptine à pénétrer le cerveau des souris. "Ces drogues sont sans risque pour les humains, utilisées dans d'autres médications", explique-t-il. "Mais ces drogues n'ont pas obligatoirement le même effet sur les hommes et les souris", continue t-il. Seules des études menées directement sur les humains pourront régler ce point.

Dans l'autre étude, une équipe de chercheurs pense avoir compris les variations génétiques qui rendent maigres des personnes fines et qui rendent obèses des personnes un peu rondes. 12% des personnes qui ont fait le test ont connu ces variations.