
Prendre des antidépresseurs tout en étant en période de forte dépression ferait courir plus de risques au volant. Des personnes dans ce cas, ont été testées pour les besoins d'une expérience sur des appareils de simulation. Elles ont montré notamment un temps de réaction plus long. Ces résultats ont été présentés par une équipe de chercheurs américains lors de la réunion annuelle de l'
American psychological society le 17 août.
Pour évaluer l'impact des antidépresseurs sur la conduite d'une voiture, les chercheurs ont fait passer un test de simulation à 60 personnes. L'appareil de simulation imitait les conditions de conduite de la vie réelle. La moitié des participants prenait des antidépresseurs, l'autre, non dépressives, ne suivait aucun traitement. Ceux qui avaient une prescription étaient placés dans deux catégories de forte ou de faible dépression au moment de l'expérience.
Les personnes sous antidépresseurs et très déprimées ont fait les plus mauvais scores, le nombre de fautes le plus élevé sur la route. Elles faisaient notamment preuves de moins de concentration que les autres personnes, et de moins de capacités à réagir. Des difficultés qui n'ont pas été retrouvées chez ceux qui prenaient des antidépresseurs mais qui étaient dans une période de dépression peu importante. Ces derniers ont fait preuve d'autant de précisions que les personnes ne souffrant pas de dépression.
Les scientifiques préparent de nouveaux tests sur les personnes diagnostiquées dépressives mais ne prenant aucun traitement pour savoir si les antidépresseurs sont en partie responsables.