
(Paris - Relax news) - Les Français ne sont pas égaux face à l'obésité, d'après une étude à paraître le mardi 13 mai dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire de l'INVS. Si la corpulence de la population française augmente de plus en plus en général, les milieux sociaux moins favorisés sont encore plus touchés. Les femmes, en particulier, sont concernées par ces écarts.
L'étude s'est appuyée sur trois enquêtes de l'Insee réalisées en 1980-1981, 1991-1992 et 2002-2003. L'évolution de l'obésité en France a été évaluée sur une population âgée de 18 à 65 ans, qui a renseigné son Indice de Masse Corporelle (IMC) lors d'entretiens.
Au niveau des catégories socio-professionnelles, les agriculteurs sont les plus touchés par l'augmentation de l'obésité, suivis par les ouvriers et les artisans. L'écart se creuse ainsi encore avec les cadres et professions intellectuelles supérieures, chez qui la corpulence s'est plus légèrement accrue.
Une disparité que l'on retrouve aussi selon le niveau de diplôme de la population : ainsi, en 2003, 15% des individus possédant tout au plus un brevet des collèges sont obèses, contre 5% des diplômés du supérieur. Cet écart est encore plus valable chez les femmes. Une femme mesurant 1,63m en moyenne pèsera en effet près de 4 kg de plus qu'une femme de même taille sans diplôme, ou titulaire d'un brevet.
Les femmes sont également inégales face à l'obésité selon leur niveau de vie. "Plus le niveau de vie d'une femme est faible, plus elle est corpulente"', indique l'étude. Pour autant, cette conclusion n'est pas valable pour les hommes.
Les données ont également révélé des disparités entre régions. Le nord et l'est restent ainsi les lieux où la prévalence de l'obésité est la plus forte (14% et 13%), contre l'Ile de France et la zone méditerranéenne (8%).