
(Paris - Relax news) - Mercredi 7 mai, la Cour d'appel de Colmar (Haut-Rhin), qui avait été saisie par les groupements et syndicats de pharmaciens, a donné raison à Michel-Edouard Leclerc. Celui-ci avait initié une campagne publicitaire télévisée demandant la vente de médicaments non remboursés en grandes surfaces, qui avait provoqué la colère des groupements et syndicats de pharmaciens.
Dans un entretien accordé à l'AFP, le patron des Centres E.Leclerc s'est dit "satisfait" de cette décision. De même, il devrait relancer sa campagne, mais sous une nouvelle forme.
En réponse au spot publicitaire de Michel-Edouard Leclerc, les pharmaciens ont lancé leur propre campagne le 21 avril dernier. Sur des affiches placardées dans les pharmacies, ils adoptent les slogans "N'avalons pas n'importe quoi" et "Non Mr L., se soigner en France ne sera jamais un luxe".
Si l'idée de Michel-Edouard Leclerc fait polémique, la vente de médicaments en grandes surfaces n'est pas à l'ordre du jour en France. Dans le courant du moi de mai, 226 spécialités médicamenteuses délivrées sans ordonnance seront vendues en libre-service devant le comptoir des officines, suite à la publication prochaine de décrets. Ces médicaments, d'usage courant, seront de l'aspirine, du paracétamol, du bicarbonate de sodium, mais aussi des substituts nicotiniques. L'objectif affiché du gouvernement est de faire baisser les prix des médicaments.