La ministre de la Santé Roselyne Bachelot présente vendredi 18 juillet un nouveau plan de lutte contre le chikungunya et dengue, à Nice (Alpes-Maritimes). Dans la matinée, elle rappellera que l'émergence d'épidémies de ces maladies en France métropolitaine est possible durant l'été, et exposera la politique départementale pour s'y préparer. Le premier plan de lutte anti-dissémination du chikungunya et de la dengue en métropole a été mis en place en 2006.
En septembre 2007, la direction générale de la Santé (DGS) avait demandé aux autorités de santé du Var de surveiller la prolifération des moustiques de l'espèce "aedes albopictus". Il s'agit de vecteurs potentiels du chikungunya, une maladie infectieuse tropicale. La présence de ces moustiques avait été signalée durant l'été 2007 à Sainte-Maxime, dans le Var, ce qui avait immédiatement déclenché l'alerte de niveau 1 de vigilance dans le département, selon la politique de prévention prévue par le plan gouvernemental contre le chikungunya.
Le moustique de cette espèce, très rare en France métropolitaine, pourrait aussi être porteur de la dengue, une autre maladie tropicale. Les moustiques ne peuvent transmettre la maladie que s'ils ont d'abord piqué un malade, et se trouvent surtout autour des eaux stagnantes.
En 2005 et 2006, les îles de la Réunion et de Mayotte avaient été touchées par une épidémie de chikungunya, ce qui avait abouti à la mise en place du plan gouvernemental de surveillance.