Allergies
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Les allergies sont classées au 4 é rang des pathologies selon l'OMS.
Près d'un français sur trois est concerné et les prévisions
de nombreux experts tablent sur un chiffre de 50% dans les dix prochaines années.
Pourtant, le nombre de personnes allergiques, adultes comme enfants, mal prises en charge, non diagnostiquées en tant que telles, représente
plus de 50% des allergiques.
D'autre part,
70% des allergiques ne sont pas traités correctement.
Ainsi pendant des mois, voire des années, certains allergiques souffrent de manifestations qui les gênent dans leur vie quotidienne, sans être forcément gravissimes, mais qui peuvent même très souvent évoluer vers une forme plus sévère.
Pour les allergiques, les conséquences sont négatives : les symptômes s'aggravent, l' asthme peut apparaître ou continuer d'évoluer vers une forme plus sévère…
Des diagnostics effectués trop tardivement
Les exemples sont malheureusement trop nombreux, et les allergologues reçoivent encore en consultation des personnes ou des enfants qui auraient dû
effectuer un bilan allergologique et être traités plus précocement, sans attendre plusieurs mois, voire plusieurs années.
Le nombre d'enfants présentant des épisodes de rhinopharyngites accompagnés de gêne respiratoire ou de bronchites et ne bénéficiant pas de traitement adapté est encore impressionnant.
Des parents, sur les conseils de proches le plus souvent, consultent un allergologue car leur enfant présente depuis plusieurs mois, voire des années, des manifestations, comme des rhinopharyngites à répétition par exemple, pouvant évoquer l'allergie.
Ils effecteunt un bilan allergique et découvrent avec stupéfaction qu'il était par exemple allergique aux acariens.
La suite du bilan montre que les rhinopharyngites qu'il présentait étaient provoqués par son allergie.
Mais pourquoi ce bilan, pourtant recommandé par de nombreux experts internationaux n'avait pas été effectué plus précocement ?
Les cas de patients présentant un « classique rhume des foins » du mois de mai à juin, s'aggravant années après années, est tout aussi intéressant de la problématique actuelle de la mauvaise prise en charge des allergiques, par méconnaissance le plus souvent d'ailleurs.
- Il est certain qu'une personne gênée quelques jours par an, éternuant, avec une légère conjonctivite, ne posera pas de problème particulier. Un traitement anti histaminique classique et des traitements locaux suffiront.
- Mais d'autres allergiques aux pollens, souffriront davantage, seront fatigués, épuisés pendant plusieurs semaines d'affilée, pendant une période propice aux sorties qu'ils devront éviter. Combien parmi eux savent qu'il existe un traitement qui peut enrayer leur allergie ?
- D'autres encore commenceront à tousser, feront une bronchite ou seront essoufflés pendant cette période.
- Combien d'entre eux sauront qu'ils présentent un asthme et que leur rhinite allergique est en train de s'aggraver ?
Pourquoi de patients sont ils si mal prit en charge ?
- La méconnaissance de l'allergie et de son évolution au cours des dernières années ainsi que celle du métier d'allergologue en est probablement en cause.
- D'autre part, l'absence d'informations suffisantes et de formation continue participent probablement à cette insuffisance.
Un métier mal connu
- Les médecins allergologues ont longtemps été réputés faire des « piqûres » et recevoir en consultation pendant des années des allergiques sans jamais constater d'amélioration ; ces images sont restées incrustées profondément dans l'esprit de nombreux médecins. Certains allergologues ont peut être parfois proposé des traitements qui n'étaient pas réellement validés.
- Désormais les pratiques de l'allergologie se sont améliorées et reposent sur des critères d'évaluation plus concrets. De nombreuses études ont permis l'évolution de ce métier qui touche à toutes les disciplines, l'ORL, La pneumologie, la dermatologie….
- Les thérapeutiques ont progressé, la désensibilisation par exemple ne dure plus dix années, mais 3 à 5 ans, les produits utilisés sont plus standardisés et purifies. Les recherches vont permettre encore de grands progrès dans les traitements dans un avenir proche (la désensibilisation pour les pollens par exemple s'effectuera sous la forme de comprimés à faire fondre sous la langue.)
Une sous évaluation des manifestations de l'allergie
Il ne faut pas oublier également que les manifestations de l'allergie sont encore trop souvent considérées comme mineures, mise à part les réactions violentes d'urticaire, d'œdème de Quincke ou de choc anaphylactique. Mais peu de praticiens se sentent réellement concernés par « un nez bouché » ou un « nez qui coule » et réalisent que ces « petites manifestations » peuvent évoluer vers un asthme.
L'allergie n'est pas une fatalité
Arrêtons de penser qu'être allergique est une fatalité et qu'il n'existe pas de traitement.
Les allergologues ont à leur disposition une large palette de mesures thérapeutiques pour permettre aux patients de bien vivre avec une allergie et d'éviter son aggravation, même s'il n'existe pas encore de traitement permettant une guérison définitive.
Un diagnostic est très souvent effectué au cours d'une consultation d'allergologie
Arrêtons également de penser qu'il faut des mois pour qu'un allergologue effectue un diagnostic.
Dans plus d'une situation sur deux, un diagnostic peut être porté au cours de la première consultation et permettre de mettre un nom sur la cause des manifestations qui gênent les patients parfois depuis des années, puis bien entendu de mettre en œuvre les traitements nécessaires.
Une consultation chez un allergologue dure environ 20 à 30 minutes et permet dans bien des cas d'identifier le problème.
N'hésitez pas à en parler avec votre médecin afin d'envisager un bilan allergologique
Même si les allergologues n'ont pas à leur disposition de méthodes miraculeuses pouvant définitivement guérir de l'allergie (d'ailleurs aucun praticien n'en dispose et sauvez vous vite si on vous propose une méthode miracle…), ils peuvent vous aider :
- En identifiant la cause des problèmes : un malade qui sait pourquoi il est gêné est déjà rassuré
- En mettant en œuvre des mesures préventives et donner de nombreux conseils.
- En évitant l'aggravation des symptômes comme par exemple l'apparition d'un asthme…
- En mettant en œuvre un traitement de désensibilisation lorsque les conditions sont réunies.
Repérer les indices qui doivent vous mettre sur la piste des allergies
Reconnaître les manifestations allergiques qui nécessitent de consulter un allergologue pourra vous faire gagner beaucoup de temps !!!
La chronicité des manifestations suivantes évoluant depuis plusieurs mois voire années, surtout si un ou plusieurs membres de la famille souffrent déjà de manifestations allergiques.
- Des épisodes de rhinopharyngites fréquentes et recours très fréquent aux antibiotiques
- Une rhinite chronique évoluant depuis plusieurs mois ou plusieurs années
- Des épisodes de bronchiolites, de bronchites à répétition…
- Un nouveau né qui présente au moins trois bronchiolites, plusieurs épisodes de sifflements respiratoires, encore appelés « bronchites sifflantes » ou « bronchites asthmatiformes »
- Des épisodes de toux aggravée lors d'efforts
- Un asthme : rappelons que plus de 80% des causes de l'asthme d'un enfant sont d'origine allergique et que plus de 50% des asthmes des adultes le sont également.
- L'apparition d'une urticaire, d'une gêne respiratoire ou d'un œdème de Quincke survenant quelques minutes après un repas
- Des épisodes de conjonctivites chroniques
- Une rhinite pollinique ayant tendance à s'aggraver chaque année
- La présence d'un eczéma rebelle aux traitements habituels
- Des réactions violentes ou s'aggravant après des piqûres de guêpes, abeilles ou frelons…
- L'apparition d'un choc anaphylactique
- La suspicion d'une allergie alimentaire
- La nécessité d'effectuer une anesthésie et la crainte d'être allergique au latex….
Des Allergologues qui ne pratiquent pas suffisamment
Un autre problème, moins fréquent, mais gênant pour les allergiques, s'observe parfois.
Les patients allergiques doivent les connaître pour mieux y faire face.
Il arrive que des médecins ayant la qualification d'allergologue, ne soit pas suffisamment informés des évolutions de la discipline car ils ne
pratiquent pas suffisamment, l'allergologie ne représentant qu'une activité annexe de leur métier.
Plus de 1000 médecins parmi les 1700 médecins allergologues exerçant en France exerçent en général 2 spécialités : pneumo-allergologues, ORL allergologues, pédiatres-allergologues, dermato allergologues…
Parmi ceux ci, certains pratiquent l'allergologie
épisodiquement, voire exceptionnellement pour quelque uns.
Or nous savons tous qu'un praticien, et ceci est valable dans toutes les disciplines, exerçant irrégulièrement est probablement moins performant que celui qui pratique quotidiennement…
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Rappelons que
l'allergologie est une discipline qui peut concerner tous les organes , et plus particulièrement, le nez, les yeux, les bronches, la peau…et qu'un allergologue ne peut pas rester focalisé sur un organe mais avoir une vision globale de son malade.
La mention d'un titre sur une plaque n'est jamais une garantie, dans toutes les disciplines médicale d'ailleurs. Il faut s'assurer que le médecin pratique régulièrement l'activité mentionnée.
Des tests sanguins demandés sans bilan allergologique: Une prise de sang ne suffit pas à poser un diagnostic d'allergie.
La pratique de
tests sanguins "d'allergies" , non spécifiques, sans véritable enquête allergologique peut être préjudiciable.
Des résultats négatifs n'impliquent malheureusement pas forcément que le malade n'est pas allergique. L'expertise d'un praticien maitrisant parfaitement cette discipline est indispensable pour effectuer un véritable bilan avec un interrogatoire, des tests cutanés...En effet, lorsque "
la prise de sang" est négative, le médecin est parfois trop souvent amené à répondre au malade qu'il n'est pas allergique. Et ces malades ne consulteront jamais d'allergologues car ils ont "fait une prise de sang qui a dit qu'ils ne sont pas allergiques".Pourtant, leurs manifestations risquent d'évoluer, de s'aggraver...
Il peut alors s'écouler des années avant qu'ils ne réalisent qu'ils sont réellement allergiques.
Conseils avant de consulter un allergologue
- Se renseigner auprès des pharmacies : elles sont régulièrement en contact avec les patients consultant des allergologues exerçant dans leur proche environnement.
- Se poser des questions si un allergologue ne pratique jamais de tests cutanés.
Attention aux solutions miracles
Il n'existe pas de solutions miraculeuses dans le traitement des allergies, méfiez vous des méthodes révolutionnaires qui vous promettent de guérir vos allergies !!!
L'allergie représente aujourd'hui un véritable marché pour de de nombreux charlatans . Quelques médecins peu scrupuleux proposent des traitements miraculeux pouvant guérir les allergies.
- Des comprimés ou des injections « pseudo miraculeuses » contenant en fait des corticoïdes, médicaments anti inflammatoires aux conséquences dangereuses s'ils ne sont pas prescrits correctement et sans surveillance, la micro immunothérapie, méthode ressemblant à l'homéopathie avec la différence fondamentale de ne pas connaître la composition des granules.
- Citons aussi une technique d'élimination d'allergie, basée sur l'acupuncture, certaines techniques de kinésiologie ……
N'INVESTISSEZ PAS EN ACHETANT DES TESTS DIAGNOSTICS VENDUS PAR INTERNET : Ils représentent un marché important en Allemagne et aux États-Unis. Ils sont vendus plusieurs centaines d'euros, non remboursés bien sûr, prétendent dépister les aliments allergisants en étudiant la supposée réactivité des globules blancs aux allergènes.
Certaines personnes s'approvisionnent en gélules miracles par Internet, depuis des sites suisses ou allemands par exemple. Il faut toujours se renseigner sur la composition des produits prescrits, leurs indications et leurs effets secondaires. Un traitement doit faire la preuve de la plus grande transparence et doit être présenté honnêtement au patient, avec ses qualités, ses limites et ses risques.
Peut-on consulter directement un allergologue ?
Les enfants
Un enfant de moins de 16 ans peut consulter un allergologue sans avoir besoin de consulter au préalable son médecin ou son pédiatre pour bénéficier d'un remboursement maximal.
Les adultes
Les adultes doivent être adressés par leur médecin traitant lorsqu'ils consultent la 1 ère fois un allergologue, afin de bénéficier du remboursement maximal.
Les consultations ultérieures ne nécessitent pas de consulter son médecin traitant.
En cas d'urgence (crise d'asthme, urticaire, œdème de Quincke, etc.), vous pouvez consulter directement tout médecin et bien sûr, un allergologue. Le taux de remboursement normal s'appliquera.
Réalisé en collaboration avec des professionnels de la santé et de la médecine, sous la direction du docteur Pierrick HORDE
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