Le traitement de la maladie d’Alzheimer doit permettre d’assurer aux malades la meilleure qualité de vie possible.
Les médicaments de la maladie
Même si aucun traitement ne peut à l’heure actuelle guérir et stopper le développement des lésions cérébrales, certains médicaments peuvent néanmoins ralentir son évolution et améliorer la qualité de vie des malades
Les traitements médicaux spécifiques
Même s’il n’existe aucun traitement pour empêcher la maladie d’évoluer, un traitement médicamenteux permet de ralentir le processus et d’améliorer la qualité de vie.
Ils apportent un bénéfice modeste mais significatif.
Deux traitements médicamenteux peuvent être proposés aux malades : les inhibiteurs de l’acétylcholinestérase et la mémantine.
Ces traitements permettent :
- Une atténuation des symptômes cognitifs
- Un retard de leur aggravation
- Un retard de la perte d’autonomie
- Une diminution des troubles du comportement
Seuls un tiers environ des malades bénéficient de ces traitements
Il est préférable que ce traitement soit initié par des spécialistes : gériatres, psychiatres, neurologues
- Le traitement peut être renouvelé par le médecin traitant.
- Le traitement est adapté à chaque malade.
Ce traitement doit être prit régulièrement, car il peut entrainer des effets secondaires si ce n’est pas le cas.
Les traitements des troubles associés
Des médicaments antidepresseurs, des neuroleptiques ou des antipsychotiques (en cas d’hallucinations..) sont parfois proposés aux malades lorsque des troubles du comportement sont observés.
Prise en charge non médicamenteuse
L’orthophonie : la rééducation du langage
La consultation d’un orthophoniste demeure indispensable pour les malades atteints de la maladie d’Alzheimer.
Ceci permet d’entretenir sa mémoire, de mieux communiquer, de stimuler les fonctions intellectuelles et de freiner l’évolution des manifestations.
L’orthophoniste que le malade voit régulièrement, peut ainsi vérifier s’il prend bien régulièrement ses médicaments, si ceux ci sont efficaces, et observer l’évolution de la maladie…
ortophonistes
unadreo
L'ergothérapie
De nombreuses études ont montré l’importance de l’ergothérapie dans la prise en charge de la maladie d’Alzheimer.
Conserver ou réapprendre les gestes de la vie quotidienne pour rendre les malades le plus autonome possible
L’ergothérapie aide à conserver où à réapprendre les gestes de la vie quotidienne, rendre plus autonome, aider l’entourage et permettre au maximum le maintient de l’autonomie
Conseils pour l’aménagement du domicile
Les modifications et l’aménagement de l’environnement du malade sont indispensables
Ils peuvent permettre :
- Une réduction des troubles du comportement
- Une diminution de l’angoisse provoquée par la maladie
- Une amélioration de la qualité de vie des patients et des aidants.
- Une diminution des troubles du sommeil …
- Installer des systèmes de protection d’ouverture des portes et des fenêtres
- Mettre en place des aides- mémoires externes, calendrier, pendule, affichage
- Installer un balisage lumineux, placer des veilleuses entre le lit et les toilettes, utiliser des pancartes…
- Enlever tapis, objets pouvant gêner les malades
La gérontotechnologie
La gérontechnologie consiste à créer des outils au servie des personnes âgées et peut offrir une large palette technologique leur permettant de se déplacer, de communiquer, de se rassurer, de soulager l’entourage, d’éviter certains accidents, de prendre ses traitements…
La gérontotechnologie va ainsi permettre de soulager les familles, sécuriser le domicile et aider les malades : lampe qui s’allume toute seule dès que le jour décline, visiophone pour rentrer en contact avec la personne âgée dès réception d’une alerte par l’équipe de téléassistance.
D’autres technologies en sont encore au stade de prototypes : déambulateur intelligent, aidant à se lever et compensant les pertes d’équilibre, distributeur de médicaments hebdomadaire, « capteurs de soif »…
«Sources Fondation Médéric Alzheimer mars 2008 »
Luminothérapie : Effets de la lumière vive
L’exposition de malades à une lumière vive pourrait améliorer les troubles du comportement et les troubles du sommeil.
La kinésithérapie
Elle favorise le maintien et l'amélioration de l'état physique du patientet permet de retarder les effets de la dépendance et des handicaps liés au vieillissement démentiel.
La psychomotricité
Elle utilise des techniques de médiation corporelle
Le sport physique adapté à chaque malade
La pratique d’un sport adapté à la condition du patient permet une l'amélioration de l'état physique général du patient et retarde l’aggravation de la dépendance.
Musique, chant
L’écoute de la musique stimule les régions cérébrales reliées à l’attention, à la mémoire, aux fonctions motrices et au traitement des émotions.
L’humanitude
L’humanitude, méthode inventé par Yves Ginest et Rosette Marescotti , permet une meilleure prise en charge des personnes âgées qui présentent une démence.
C’est une philosophie de soins, de plus en plus préconisée dans les institutions accueillant ces personnes qui permet d’améliorer leur état.
Une étude parue en Juin 2008 effectuée auprès de 111 femmes atteintes de la maladie d’Alzheimer a permit d’améliorer de 83% des soins qui leurs ont été dispensés.
- Cette méthode constitue une nouvelle approche dans la prise en charge non médicamenteuse de la maladie d’Alzheimer.
- La philosophie de l’humanitude est basée sur les concepts de bientraitance.
- Elle permet de rapprocher le soignant et le malade et d’accompagner les personnes âgées dans le respect et la tendresse.
- Chaque malade est abordé un par un, de face, les yeux dans les yeux.
- Les mots sont choisis, le langage est doux, les soins s’effectuent avec beaucoup de tendresse, sans aucune lutte.
- Cette méthode apporte de la sérénité aux malades et les rend petit à petit plus autonomes.
Pour en savoir plus
Le jardinage
L’influence des jardins sur le comportement des malades : le jardinage réduit les comportements inadaptés et améliore l’humeur et la qualité de vie des personnes malades ( source Fondation Médéric)
Les Animaux domestiques
- Les animaux stimulent les malades : De nombreuses expériences, comme celle de Laura Aslam, ergothérapeute dans une unité spécifique Alzheimer de l’hôpital de la Princesse Margaret en Nouvelle-Zélande, teste des visites de chiens pour stimuler la mémoire des résidents ( Source Fondation Médéric)
- Une maison de retraite de Loire Atlantique expérimente avec succès un atelier mensuel de thérapie canine ( Source Fondation Médéric)
Pour en savoir plus sur
la prise en charge non médicamenteuse des malades atteints de la maladie d’Alzheimer
Dernière modification le mercredi 8 juillet 2009 à 11:42:27.
Réalisé en collaboration avec des professionnels de la santé et de la médecine, sous la direction du docteur Pierrick HORDE