- Trouble grave du comportement alimentaire, l'anorexie est une maladie mentale difficile à traiter.
- La stratégie thérapeutique repose sur une prise en charge qui doit être simultanément psychothérapeutique, comportementale et nutritionnelle.
L'arrière-plan psychologique
- Quelle que soit sa forme, anorexie restrictive ou anorexie-boulimie, l'arrière-plan psychologique de la patiente est toujours marqué par un fort déficit de confiance et d'estime de soi.
- Chez les anorexiques, ce sentiment est compensé par une volonté tenace de maîtrise et de contrôle de tout et de chacun, à commencer par son propre corps.
- Toute perte de poids est ressentie comme une nouvelle victoire personnelle.
- Et de victoire en victoire, l'anorexique s'enfonce progressivement dans une dénutrition pouvant, dans les cas extrêmes conduire à la mort.
4 phases vers la guérison
- La prise de conscience. La reconnaissance par la patiente de son état de maigreur et des stratégies qu'elle met en place pour refuser de s'alimenter est une première étape fondamentale.
- La fin du déni de la maladie est en effet indispensable pour parvenir à la deuxième phase.
- La décision de se soigner. Cette décision occasionne chez les malades le réveil des angoisses responsables de la maladie.
- L'idée de reprendre du poids, de voir cesser les vomissements ou les prises compulsionnelles de nourritures place l'anorexique face au choix de la guérison ou de l'enlisement dans la maladie.
- Ce choix constitue la troisième phase : le passage à l'acte. Accepter de se nourrir, démonter les « remparts » psychologiques dresser pendant des mois, voire des années, accepter son corps... autant d'actions qui place la malade dans un parcours de guérison.
- La troisième phase amorcée, il faut passer à la quatrième, aussi difficile que les précédentes, sinon davantage : la persévérance.
- Respecter dans la durée les décisions et les actions des phases deux et trois constitue la clé de la réussite du combat contre la maladie.
- Les rechutes sont hélas fréquentes et le taux de guérison sans séquelles est inférieur à 50 %.
3 leviers pour vaincre l'anorexie
- Premier levier : la prise en charge psychothérapeutique. Cette dernière ne peut débuter que si la patiente l'a souhaité et qu'elle en a accepté la nécessité.
- Les contextes culturel, social et familial ont une importance capitale dans le déclenchement de la maladie.
- C'est pourquoi, l'objectif du thérapeute sera de modifier peu à peu le regard que l'anorexique porte sur elle-même, sur les autres et sur le monde qui l'entoure.
- Deuxième levier : la prise en charge comportementale. Cette approche se limite au contraire aux aspects symptomatiques et aux pensées générant les comportements qui entretiennent la maladie.
- Au cours des séances, le thérapeute amène la malade à prendre conscience du cheminement de sa pensée pour mieux agir sur ses comportements.
- Enfin, le troisième levier est bien sûr le volet nutritionnel de la thérapie qui comporte 4 objectifs.
- Retrouver un poids normal, c'est-à-dire avec un indice de masse corporelle (IMC) compris entre 18,5 et 25. Ce dernier se calcule en divisant son poids (en kg) par le carré de sa taille (en mètre).
- Retrouver un équilibre énergétique et vitaminique normal.
- Retrouver une conduite alimentaire normale en bannissant toutes les anciennes phobies alimentaires.
Anorexie : les signes qui doivent alerter
Anorexie : les signes qui doivent alerter
Témoignages
Témoignages: Ils ont surmonté l'anorexie
En savoir plus
Pour aller plus loin
L'anorexie mentale : une vraie maladie
Deux types d'anorexies
Les ados et l'alimentation : prévenir anorexie et boulimie
L'anorexie chez les adultes
Image de soi et dysmorphophobie]
Comment vaincre l'anorexie ?
Bien s'alimenter après l'anorexie
Médias : la dictature de la minceur ? Réalisé en collaboration avec des professionnels de la santé et de la médecine, sous la direction du docteur Pierrick HORDE
Dernière modification le vendredi 1 juillet 2011 à 11:52:07 par p.horde
Publi-information