Quelques mesures simples peuvent permettre de diminuer l'apparition d'allergies alimentaires, notamment dans les familles à risque, celles comportant une ou plusieurs personnes allergiques.
L'allaitement
- Allaiter son bébé au sein reste une mesure permettant de diminuer le risque du futur bébé de développer des manifestations allergiques.
- L'allaitement retarde l'apparition et limite la gravité d'un eczéma : son bénéfice dans la prévention de l'apparition d'un eczéma atopique est confirmé.
- Le bénéfice de l'allaitement sur l'apparition d'un asthme est actuellement plus controversé.
- Conseiller l'allaitement ne doit pas être systématique. La volonté et le désir de la maman sont des éléments fondamentaux à prendre en compte.
- Le lait maternel est l'aliment idéal pour un bébé atopique car il ne contient aucune des substances allergisantes présentes dans le lait de vache.
- La poursuite de l'allaitement maternel est conseillée jusqu'à 6 mois, notamment dans une famille d'allergique.
Ne pas culpabiliser les mamans qui ne peuvent ou ne souhaitent pas allaiter leur bébé. Si la maman ne désire pas allaiter, il est nécessaire qu'elle sache qu'il existe d'autres alternatives.
En cas d'apparition d'un eczéma atopique étendu chez le bébé qui allaite, une enquête allergologique est indispensable afin de rechercher l'allergène en cause. Rappelons que les allergènes alimentaires ingérés par la maman passent dans le lait de la mère.
Quel lait choisir ?
Il existe plusieurs types de laits :
- Les laits hypoallergéniques proches des laits classiques. Ces laits sont encore appelés laits à hydrolyse partielle.
- Les laits de régime prescrits aux nourrissons qui présentent une allergie aux protéines du lait de vache : ce sont les hydrolysats de protéines, encore dénommés lait de formule à hydrolyse extensive.
- Les laits préparés uniquement à partir d'acides aminés prescrits dans des situations exceptionnelles.
Les formules à base de protéines de soja ne sont pas conseillées dans la prévention primaire de l'allergie.
Il faut rechercher une allergie alimentaire transmise par le lait maternel lorsqu'un bébé allaité présente un eczéma.
Les hydrolysats de protéines sont pris en charge par la caisse d'assurance maladie sur prescription médicale.
La diversification alimentaire
L'introduction des aliments solides doit se faire progressivement à partir de 6 mois et le plus tardivement possible pour les aliments les plus allergisants : lait de vache, oeuf, arachide, poisson, moutarde, oléagineux (pois, lentilles, soja..).
- Des études récentes ont révélé qu'il semblait possible d'introduire les oeufs et poissons avant l'âge de un an, vers 9 ou 10 mois environ, ce qui était déconseillé jusqu'à présent. Il est nécessaire d'avoir l'avis de son médecin, notamment en cas de terrain allergique familiale ou si le bébé a déjà présenté des manifestations allergiques.
- Eviter kiwi et céleri avant 1 an.
- Donner des légumes cuits et des fruits en compote à partir de 6 mois.
- Attendre quelques mois de plus pour les petits pois, le céleri, la tomate et la banane.
- Introduire un seul aliment nouveau à la fois et attendre huit jours avant d'en ajouter un autre.
- Préférer les aliments faits « maison » et évitez les petits pots du commerce dont la composition n'est pas toujours parfaitement connue.
- Éviter les petits pots contenant des fruits mélangés ou exotiques (kiwi, mangue, papaye...).
- Donner les fruits et les légumes cuits.
- Pas de fruits à coque (noix, noisette, etc.) en entier avant 5 ans (en raison du risque de fausse route) et sous forme de trace avant 3 ans.
- Pas de cacahouètes avant 5 ans, sous forme entière et avant 3 ans en morceau... L'utilité d'un régime strict sans arachide sera décidé en fonction du bilan allergologique.
Réalisé en collaboration avec des professionnels de la santé et de la médecine, sous la direction du docteur Pierrick HORDE
Dernière modification le mardi 13 décembre 2011 à 14:50:35 par gmonf
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