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Les statistiques du cancer du colon
- 33000 nouveaux cas de cancers rectocoliques surviennent chaque année en France, avec 15 000 décès par an.
- Les cancers colorectaux représentent en France 15 % de l'ensemble des cancers.
- L'incidence du cancer du côlon augmente régulièrement avec l'âge.
- Le risque devient appréciable à partir de 45 ans et double ensuite à chaque décennie.
- L'âge moyen de son diagnostic se situe vers 70 ans.
- La France se situe parmi les régions à risque élevé de cancer colorectal, tout comme les autres pays de l'Europe occidentale, l'Amérique du Nord et l'Australie.
- C'est le plus répandu des cancers chez l'homme après celui du poumon et de la prostate
- Les hommes sont un peu plus touchés que les femmes (taux d'incidence de 40 et 27 pour cent-mille).
- Les habitants d' Afrique et d'Asie sont beaucoup moins touchés que ceux de l'Europe du nord et des Etats Unis.
Les facteurs de risque du cancer du côlon
- Une alimentation riche en graisse animale et pauvre en végétaux (légumes verts...).
- L'existence de polypes du côlon, tumeurs bénignes, est également un facteur de risque de cancer du côlon. Elles peuvent se transformer plusieurs années plus tard en cancer. 80% des cancers colorectaux dérivent d'une tumeur bénigne de type adénome. Les enlever permet d'éviter l'évolution vers le cancer.
- L'existence d'un risque de cancer du côlon dans le cadre d'une maladie génétique telle que le syndrome de Lynch ou la polypose adénomateuse .
- Un antécédent familial de cancer colo-rectal augmente le risque de cancer colorectal par rapport à la population générale:Ce risque est moins élevé que dans les deux maladies génétiques précédentes, mais justifie quand même des mesures de prévention et dépistage.
- Les maladies inflammatoires du tube digestif, maladie de Crohn et la Rectocolite hémorragique, RCH , présentent un risque d'évolution vers une forme cancéreuse.
- Le tabagisme
- La sédentarité
- La consommation excessive de viande rouge
Les brocolis et le choux , riches en fibres et en antioxydants, sont conseillés pour
leur effets protecteurs dans le cancer du colon.
Les manifestations du cancer du côlon
Comme dans de nombreux cancers,
les manifestations ne sont pas spécifiques.
Leur chronicité, l'aggravation de leur fréquence et de leur intensité nécessite un avis médical
Les manifestations se produisent à un stade avancé du cancer.
Non traité, le cancer peut se propager vers le foie, les glandes lymphatiques et d'autres parties de l'organisme.
- Des douleurs abdominales d'apparition récente
- Des troubles du transit intestinal d'apparition récente, ou la modification récente de troubles anciens du transit intestinal
- Une altération de l'état général
- Une tumeur abdominale ou un foie métastatique
- L'apparition d'une complication, comme une occlusion intestinale ou une perforation intestinale.
Le Bilan du cancer du côlon
Le diagnostic du cancer s'effectue avec
une coloscopie qui permet de visualiser la tumeur et de réaliser des biopsies
Le Traitement du cancer du côlon
L'ablation de la tumeur, qui consiste à enlever une partie du côlon et des ganglions voisins, demeure l'élément fondamental du traitement du cancer du colon.
La localisation et la taille de la tumeur ne permettent pas toujours de conserver l'anus. Une colostomie, création d'un anus artificiel, est alors envisagée.
Une chimiothérapie peut également être associée à la chirurgie.
Le dépistage du cancer du côlon
Un dépistage précoce améliore le pronostic.
Lorsqu'il est dépisté à un stade précoce, le pronostic est grandement amélioré.
La recherche de saignements
Le dépistage du cancer colorectal est basé sur la pratique
d'un test Hémoccult II® qui permet de repérer des saignements microscopiques anormaux.
Un dépistage systématique
chez toutes les personnes de 50 à 74 ans mis en place dans plusieurs départements, est en cours de généralisation dans tous les départements.
Le test Hemoccult
C'est le seul examen à avoir déjà été largement utilisé pour un dépistage de populations.
- Le dépistage de masse est préconisé après 50 ans et jusqu'à 74 ans.
- En effet, à partir de 50 ans, l'incidence du cancer colorectal augmente rapidement.
- Avant 50 ans, le cancer colorectal est plus rare (moins de 6% des cas).
Chez les sujets à risque ayant des antécédents personnels ou familiaux, la prise en charge est plus précoce, plus fréquente. La coloscopie est dans ces cas l'examen habituel de dépisage.
Tout saignement du rectum est anormal et doit vous inciter à consulter un médecin.
La coloscopie
La coloscopie est notamment conseillée chez les patients ayant eut un antécédent familial de cancer du côlon ou de polype, des antécédents personnels de polype du côlon, ou une recherche de saignements dans les selles qui s'est avéré positive.
L'ablation des polypes avant leur transformation en cancer est possible
au cours de la coloscopie.
La prise en charge des personnes à risque
La prise en charge des patients ayant des antécédents familiaux de syndrome de Lynch ou de polypose adénomateuse familiale nécessite un avis spécialisé d'un oncogénéticien.
Pour en savoir plus :
http://www.ligue-cancer.net/article.php3?id_article=8-
Dernière modification le mercredi 16 janvier 2008 à 12:52:41.
Réalisé en collaboration avec des professionnels de la santé et de la médecine, sous la direction du docteur Pierrick HORDE