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Les statistiques du cancer de la prostate
- 10 000 décès par an
- Plus de 5% des cancers de la prostate sont liés à une prédisposition héréditaire
- Le cancer de la prostate est le plus fréquent des cancers de l'homme de plus de 50 ans
- L'âge moyen du cancer de la prostate se situe autour de 70 ans mais certains hommes sont atteints à un âge plus précoce
- Son incidence en France est de l'ordre de 90 pour 100 000 habitants.
Les facteurs de risque du cancer de la prostate
Le dépistage du cancer de la prostate:
Les médecins urologues recommandent d'effectuer un dosage de la
PSA, antigène prostatique spécifique, et un toucher rectal chez tous les hommes âgés de plus de 50 ans et de moins de 75 ans.
Le dosage du PSA varie en fonction de l'âge du patient : un taux de PSA élevé oriente vers un diagnostic de cancer de la prostate.
Un dosage normal n'exclue pas la présence d'une tumeur de la prostate. Un toucher rectal permet de vérifier de vérifier l'intégralité de la prostate.
Les manifestations du cancer de la prostate
Le cancer de la prostate évolue lentement sur une dizaine d'années environ. Le cancer n'est parfois jamais découvert du vivant du malade.
De nombreux hommes meurent avec un cancer de la prostate sans que celui-ci soit à l'origine de leur décès.
- Besoin fréquent d'uriner.
- Difficulté à retenir l'urine ou, au contraire, à commencer d'uriner.
- Impossibilité d'uriner.
- Débit urinaire faible ou discontinu.
- Douleur ou sensation de brûlure à la miction.
- Présence de sang dans les urines.
- Ejaculation douloureuse.
- Douleur sourde au bas du dos, dans les hanches ou en haut des cuisses.
Le Bilan du cancer de la prostate
Le dosage de la PSA, antigène prostatique spécifique, protéine exclusivement prostatique qui permet d'évoquer le diagnostic et de surveiller l'évolution du cancer de la prostate.
Ce dosage n'apporte pas une fiabilité à 100%. Une biopsie est indispensable pour confirmer le diagnostic.
Le toucher rectal
Le toucher rectal est la première étape dans la recherche d'un cancer de la prostate. Il est recommandé aux hommes de plus de 50 ans de faire effectuer une fois par an, par leur médecin traitant, un toucher rectal afin de dépister la maladie au stade le plus précoce.
La biopsie
La biopsie effectuée sous contrôle échographique permet d'affirmer le caractère cancéreux de la tumeur.
Le bilan d'extension
Il comprend :
scanner, IRM, scintigraphies…
Le Traitement du cancer de la prostate
Chirurgie, radiothérapie, curiethérapie, associées ou non à
une hormonothérapie et éventuellement une chimiothérapie sont envisagés selon le stade de la tumeur.
La chirurgie, appelée prostatectomie
Elle consiste à enlever la prostate et les ganglions. C'est l'ablation chirurgicale de la prostate, des canaux déférents, d'une partie du col de la vessie et des vésicules séminales. Le chirurgien tente toujours de
préserver les tissus indispensables à une bonne érection et vérifie l'absence d'envahissement des ganglions.
La radiothérapie externe
Ell détruit les cellules de la tumeur. (Irradiation de la prostate par une source de rayons située à l'extérieur du patient)
La curiethérapie
Elle s'effectue pour des
cancers très localisés.
Ce traitement présente l'avantage d'être faiblement toxique pour les organes proches de la prostate, de nécessiter une hospitalisation plus courte ( un ou deux jours) et des complications ( troubles urinaires, et impuissance)moins importantes.
L'hormonothérapie
Elle consiste à
bloquer les hormones "masculines" responsables du développement de la tumeur. Les modalités d'hormonothérapie sont variables. Ce traitement concerne plus particulièrement
les hommes âgés et les hommes ayant un cancer étendu accompagné de métastases.
La chimiothérapie
Elle concerne
les cas de cancer hormono résistants.
Le suivi du malade
Il repose sur
l'examen clinique et le dosage du PSA.
Dernière modification le mercredi 2 janvier 2008 à 13:27:56.
Réalisé en collaboration avec des professionnels de la santé et de la médecine, sous la direction du docteur Pierrick HORDE