L’
Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) a publié en août 2007 un guide sur le dépistage de l’hépatite C et la prise en charge des patients.
En France, 0,84 % de la population est atteint, soit 400 000 personnes. Selon le mode de contamination, les sujets ne connaissent pas leur séropositivité au VHC, ce constat ne fait que justifier le dépistage.
Dépistage
Selon l'Inpes :
Situations à risque
- Avant 1997 :
- administration de fractions coagulantes dérivées du sang (facteurs anti-hémophiliques, PPSB, Willebrand, fibrinogène, plasma sec, cryoprécipités, anti-thrombine III) ;
- transfusion de sang, « culots » globulaires, concentrés plaquettaires, plasma, greffe de tissus, cellules, organes ;
- exposition nosocomiale lors d’actes invasifs (risques résiduels encore incomplètement maîtrisés).
- Quelle que soit la date :
- hémodialyse ;
- partage ou mise en commun du matériel utilisé pour la préparation et l’injection d’héroïne (seringue, coton…)
- partage de paille pour la prise de drogue par voie nasale ;
- transmission matéro-fœtale.
Patients à risque
- Avant 1992, patient ayant subi ou reçu :
- une intervention chirurgicale lourde,
- un séjour en réanimation,
- un accouchement compliqué (soins en néonatalogie ou en pédiatrie),
- une hémorragie digestive,
- une transfusion.
- Quelle que soit la date :
- enfants nés de mère contaminée, partenaires sexuels et membres de l’entourage de personnes contaminées ;
- personnes tatouée, percée, ayant eu recours à la mésothérapie ou acupuncture sans utilisation de matériel à usage unique ;
- personnes soignées dans des pays à forte prévalence VIH (Asie du sud-est, Moyen-Orient, Afrique, Amérique du Sud).
Manifestations de l’hépatite C
L’hépatite aigüe
- Très rare, contamination par usage de drogue en intraveineuse.
- Diagnostic fondé sur la sérologie virale.
- Passage à la chronicité dans 50 à 90% des cas.
L’hépatite chronique
- Hépatite chronique avec transaminases normales :
- 25% des patients porteurs du virus,
- quasi absence de symptômes.
- Hépatite chronique minime :
- maladie du foie minime et transaminases peu élevées,
- forme la plus fréquente chez les jeunes patients.
- Hépatite chronique modérée ou sévère, fréquente chez les patients à risques :
- alcool,
- immunité déficiente.
Cirrhose et carcinome hépatocellulaire
- Caractérisés par une hypertension portale ou une insuffisance hépato-cellulaire.
- Dépistés par échographies, examens cliniques et tests hépatiques.
Manifestations extra-hépatiques
Des symptômes peuvent être associés au virus de l’hépatite C :
- cryoglubulinémie mixte,
- glomérulonéphrite,
- neuropathie,
- porphyrie cutanée tardive,
- lymphome de faible malignité.
Pour 6 % des cas des manifestations d’ordre psychologiques :
- dépression,
- anxiété, psychose,
- troubles bipolaires.
Diagnostic
Diagnostic initial
Le test ELISA permet de déceler l’ARN VHC.
Diagnostic complémentaire
Dans le tableau suivant, les recommandations de l’Inpes :
Les traitements
Dans le cadre d’une hépatite sévère détectée, un traitement bi-thérapeutique associant l’interféron pégylé et la ribavirine est conseillé.
Conseils et préconisations aux patients atteints
- Perte de poids en cas de surcharge (optimisation du traitement).
- Pas de consommation d’alcool, tabac ou cannabis.
- Aucun traitement immunosuppresseur.
- Utilisation de préservatifs en cas de partenaires multiples.
- Dons d’organes, de sang et de sperme proscrits.
- Aucun partage d’objets de toilettes en contact avec le sang (rasoir, ciseaux).
- Pour les toxicomanes : éviter au maximum le partage de matériel.
Sources
Dépistage clinique prise en charge et conseils au patient, INPES, août 2007
Crédit photo : Eraxion | Dreamstime.com
Dernière modification le mercredi 18 novembre 2009 à 08:44:17
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