Avec 15 à 20% de la population touchée au moins une fois au cours de sa vie, l’urticaire est l’une des maladies dermatologiques les plus fréquentes. Cette affection, pouvant altérer la qualité de vie et générer une angoisse chez de nombreux patients, peut être due à de nombreuses causes. En janvier 2003, une conférence de consensus s’est tenue à l’
Institut Pasteur à Paris sur la prise en charge de l’urticaire chronique. Un certain nombre de recommandations ont alors pu être établies.
Qu’est ce que l’urticaire ?
L’urticaire est caractérisée par l'apparition de papules mobiles, fugaces (d'une durée habituellement inférieure à 24 heures) et prurigineuses, de forme, de taille, de couleur, de nombre et de topographie variables. Lorsque l'œdème atteint la partie profonde du derme ou de l'hypoderme, les lésions prennent l'aspect de tuméfactions fermes, pâles, plus douloureuses que prurigineuses, pouvant dépasser 48 à 72 heures. Il s'agit alors d'une urticaire profonde, encore appelée angio-œdème. C'est lorsque les lésions persistent plus de 6 semaines qu'on parle d'urticaire chronique.
(Source : Société française de dermatologie)
Le diagnostic de l’urticaire chronique ?
Le diagnostic repose essentiellement sur l'interrogatoire et l'examen clinique. Précisons que l’urticaire chronique chez l’enfant est exceptionnelle et présente peu de particularités.
L’interrogatoire tourne autour des points suivants :
L’anamnèse précise :
- la chronologie ;
- les antécédents familiaux et personnels (atopie, urticaire, maladie générale) ;
- les prises médicamenteuses chroniques (inhibiteurs de l’enzyme de conversion – IEC), sartans, aspirine et anti-inflammatoires non stéroïdiens - AINS), et occasionnelles (codéine et morphiniques) ;
- les habitudes alimentaires (surconsommation d’aliments histaminolibérateurs) ;
- la notion d’urticaire de contact (latex notamment) et les professions exposées ;
- les circonstances déclenchantes d’une urticaire physique (effort, frottement, pression, chaleur, froid, eau, exposition solaire, vibrations) ;
- le rôle du « stress » en tant que facteur aggravant ;
- les signes d’accompagnement évoquant une maladie générale.
La seconde étape pour établir un diagnostic est l’examen clinique. Celui-ci comporte un examen dermatologique (certaines localisations sont d’emblée évocatrices de la cause), un examen général (plus particulièrement orienté vers une maladie auto-immune chez l’adulte) et des tests à réaliser en cas de suspicion d’urticaire physique.
Une urticaire chronique : quel bilan paraclinique entreprendre ?
Dans ses recommandations, la Société Française de Dermatologie propose un
schéma récapitulatif des actions à entreprendre devant une urticaire chronique.
Source
Retrouvez l’intégralité du texte des recommandations sur le site de l'
HAS ainsi que le
dossier de presse correspondant.
Réalisé en collaboration avec des professionnels de la santé et de la médecine, sous la direction du docteur Pierrick HORDE