L’
Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) a publié en mars 2009 un argumentaire en faveur de la triple vaccination rougeole-oreillons-rubéole.
Ce document vise à aider les professionnels de santé face à une réticence de la part des parents à faire cette vaccination à leur enfant.
Pourquoi ce vaccin ?
- Maladies sans gravité, la rougeole, les oreillons et la rubéole peuvent avoir des conséquences, plus ou moins bénignes :
- la rubéole:
- chez la femme enceinte
- malformations du fœtus
- fausse-couche spontanée
- les oreillons :
- perte audition,
- orchite, pouvant entraîner la stérilité chez l’adolescent,
- méningite,
- encéphalite,
- la rougeole :
- diarrhée,
- otite moyenne aiguë,
- pneumonie virale ou bactérienne,
- l’encéphalite aiguë postrougeoleuse,
- panencéphalite subaiguë sclérosante (survenant après la rougeole) : cause de handicap mental irréversible,
Des complications avec la rougeole même dans les pays développés ?
- Plus fréquentes dans les pays en voie de développement.
- Néanmoins présentes dans les pays industrialisés :
- avant la généralisation de la vaccination (années 80), la rougeole causait 15 à 35 décès chaque année
- environ 10 décès dans les années 90,
- aujourd’hui, moins de 2 décès par an,
- maladie très contagieuse donc facilement attrapable.
Des maladies dont on entend plus parler…
- Rarement voire jamais les parents entendent parler de cas d’oreillons ou de rubéole :
- grâce à la vaccination,
- des épidémies ont cependant lieu à cause d’enfants :
- non vaccinés,
- insuffisamment vaccinés,
- vaccinés trop tard dans l’enfance.
- La situation s’est dégradée :
- 40 cas environ en 2006 et 2007,
- 600 cas en 2006,
- des milliers de cas en 2008.
- L’INPES préconise donc une meilleure couverture vaccinale (95 %), aujourd’hui insuffisante :
- 87 % à 24 mois (1 dose),
- 74 % en CM2 (2 doses),
- 66 % en 3e (2 doses).
Une seule, cela suffit ?
- Le plupart du temps oui.
- Mais certains enfants (5 à 10 %) ne développent pas d’anticorps lors de cette première dose :
- une deuxième dose est donc recommandée
- sinon ils risqueraient
- de contracter une des trois maladies
- de « contribuer à la résurgence d’épidémies en augmentant le nombre de personnes capables de transmettre la maladie ».
Le vaccin protège vraiment contre la rougeole ?
- Cela est rare, mais des enfants peuvent contracter la maladie, même vaccinés : généralement, ils n’ont reçu qu’une seule dose.
Un vaccin même si l’enfant a déjà eu l’une des maladies ?
- Oui, car :
- il n’y aucun risque à le vacciner,
- la rubéole, la rougeole ou les oreillons sont difficiles à diagnostiquer : il n’est pas certain que votre enfant ait donc vraiment eu la maladie.
Quels effets indésirables ?
- Ils sont bénins :
- fièvre
- parfois au-delà de 39,4 °C
- 5 à 12 jours après l’injection,
- durant 1 à 2 jours,
- chez 5 à 15 % des vaccinés,
- éruption cutanée
- 5 à 12 jours après l’injection,
- durant 1 à 3 jours,
- chez 5 % des vaccinés.
Ce qu’il y a dans ces vaccins
- Un antigène, visant à provoquer une réaction immunitaire protectrice.
- Des stabilisateurs (sorbitol, gélatine).
- Des conservateurs.
Trois vaccins en un, c’est trop ?
- Votre enfant n’est piqué qu’une fois.
- La réaction du système immunitaire n’est pas altérée.
- L’INPES précise que « le système immunitaire humain a une capacité très importante de répondre aux antigènes ».
La multiplication du nombre des vaccins
- Plus de vaccins sont faits mais ils contiennent moins d’antigènes que par le passé et mieux
- sélectionnés,
- purifiés,
- tolérés.
Dans ce document, l’INPES rappelle aussi que le triple vaccin n’est pas obligatoire mais qu’il n’en est pas moins important et que si un enfant est très fatigué suite à une maladie bénigne, il est recommandé de différer le jour de la vaccination.
Sources
Argumentaire en faveur de triple vaccination rougeole-oreillons-rubéole, INPES, mars 2009.
Crédit photo : Sergeitelegin | Dreamstime.com
Dernière modification le lundi 13 juillet 2009 à 18:12:58
Réalisé en collaboration avec des professionnels de la santé et de la médecine, sous la direction du docteur Pierrick HORDE