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l'hiver

Saturnisme de l’enfant : le diagnostic

Le plomb ne joue pas de rôle physiologique chez l’Homme. Sa présence dans l’organisme est donc indicatrice d’une contamination. Incorporé par voie digestive, respiratoire ou sanguine (mère-fœtus), il est responsable de près de 500 déclarations de saturnisme infantile par an.
Mais avant d’être déclarée, cette pathologie doit être diagnostiquée. Avec très peu de signes cliniques, le diagnostic du saturnisme infantile peut être délicat. L’Institut de Veille Sanitaire a sorti en 2004 (réactualisé en 2006) un dossier consacré à cette maladie à déclaration obligatoire.

Les effets du plomb

Les effets de l’intoxication apparaissent sans seuil. Ils sont fonction de l’importance de l’intoxication.
Le schéma suivant indique les impacts du plomb sur la santé des enfants (d’après Agency for toxic substance and disease registry 1990).
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Diagnostic et repérage des cas

Signes cliniques

Peu nombreux, peu spécifiques et pas toujours présents, les signes cliniques du saturnisme sont les suivants :
  • troubles digestifs vagues : anorexie, douleurs abdominales récurrentes, constipation, vomissements,
  • troubles du comportement (apathie ou irritabilité, hyperactivité), troubles de l'attention et du sommeil, mauvais développement psychomoteur,
  • pâleur en rapport avec l'anémie.

Plombémie : pour qui ?

Pour diagnostiquer un cas de saturnisme infantile, il faut faire un dosage de la plombémie (taux de plomb dans le sang). Mais ce dosage n’est demandé que si l’enfant est considéré comme à risque. L’InVS indique les critères suivants pour déterminer si l’enfant est, ou non, à risque :
  • âge compris entre 12 mois et 6 ans,
  • résidant dans un logement ancien dégradé ou rénové récemment,
  • et/ou présentant un pica (consommation habituelle de substances non alimentaires) ou un portage oral important,
  • et/ou fréquentant un logement ou une zone connus pour être contaminés,
  • et/ou vivant auprès d'un sujet intoxiqué.

Plombémie : que faire ?


L’InVS recommande les actions suivantes :
  • Plombémie < 100 mg/L : il n’y a pas d’intoxication, l’enfant doit être suivi (mesure de la plombémie) tous les 6 mois à un an jusqu’à ses 6 ans et les sources d’intoxication doivent être supprimées ;
  • Plombémie comprise entre 100 et 249 mg/L : il faut contrôler la plombémie tous les 3 à 6 mois, supprimer les sources d’intoxication et obligatoirement déclarer le cas ;
  • Plombémie comprise entre 250 et 449 mg/L : il faut contrôler la plombémie tous les 3 à 6 mois, adresser l’enfant à une structure capable d’évaluer l’intoxication et de discuter l’indication d’un traitement chélateur, supprimer les sources d’intoxication et obligatoirement déclarer le cas ;
  • Plombémie > 450 mg/L : l’enfant doit être adresser en urgence à une structure capable d’évaluer et de traiter l’intoxication, supprimer les sources d’intoxication et obligatoirement déclarer le cas.

Source

Dossier Saturnisme de l’enfant de l’Institut de Veille Sanitaire.

Crédit photo : © Mister Vector - Fotolia.com

Réalisé en collaboration avec des professionnels de la santé et de la médecine, sous la direction du docteur Pierrick HORDE

Dernière modification le vendredi 10 juillet 2009 à 15:11:21 par marlalapocket
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Basé sur la Situation Epidémiologique en France métropolitaine observée la semaine du 7 au 13 mai selon les sources du
Réseau Sentinelles France.

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