En novembre 2007, la
Haute Autorité de Santé (HAS) a publié des recommandations pour le suivi de l’adulte transplanté rénal au-delà de 3 mois. Ce suivi se fait généralement en ambulatoire, notamment par le médecin généraliste. Cela évite au patient de devoir se déplacer jusqu’au centre de transplantation.
Le suivi s’effectue à différents niveaux, notamment celui du traitement.
Les consultations
Fréquence
- Toutes les 2 semaines entre le 4e et 6e mois après transplantation.
- Une fois par mois entre le 7e et 12e mois.
- Par la suite, tous les 1 à 4 mois.
Eléments de suivi
- Mesure de la pression artérielle.
- Calcul de l’IMC.
- Recherche des effets indésirables des traitements.
- Prescription systématique d’examens assurant le suivi de la fonction rénale, immunologique, etc.
Surveillance de la fonction rénale
- Dosage de la créatininémie et estimation du débit de filtration glomérulaire.
- Protéinurie des 24 heures ou rapport protéinurie-créatininurie.
- BU et ECBU si bandelette positive.
- Ponction-biopsie rénale si altération de la fonction des reins inexpliquée ou en cas de protéinurie.
Suivi immunologique
- Recherche d’anticorps anti-HLA :
- une fois par an en temps normal,
- si rejet aigu ou chronique,
- si diminution immunosuppression ou événement immunisant :
- grossesse,
- transfusion,
- transplantectomie.
Suivi du traitement immunosuppresseur
- La HAS précise que ce suivi doit être fait avec l’ensemble des professionnels intervenant dans le suivi :
- valeurs cibles des immunosuppresseurs,
- interactions médicamenteuses,
- recherche des symptômes et signes des effets indésirables des immunosuppresseurs,
- évaluation de l’observance du traitement.
Prévenir les risques cardio-vasculaires
- Ces risques sont dus à l’association :
- des risques classiques,
- de l’insuffisance rénale,
- du traitement immunosuppresseur.
Pour les prévenir,
- il faut éviter :
- une pression artérielle supérieure à 130/80 mmHg,
- les anomalies :
- glucidiques (diabète),
- lipidiques (cholestérol),
- l’obésité en calculant l’IMC,
- le tabagisme,
- et préconiser :
- une reprise du sport,
- un traitement préventif par aspirine,
- un suivi cardiologique :
Suivi de la polyglobulie
- La HAS rappelle que la polyglobulie augmente les risques cardio-vasculaires.
- Elle se soigne par un traitement.
- Si elle persiste, cela peut être le signe d’un cancer.
Suivi de l’anémie
- Elle est due à une insuffisance rénale chronique.
Suivi carcinologique
- Prévention des cancers cutanés :
- examen cutanéo-muqueux complet par un dermatologue tous les 6 mois,
- examen plus fréquent si antécédent de carcinome cutané,
- apprentissage de l’auto-examen,
- biopsie de toute lésion verruqueuse cutanée.
- Surveillance dès l’apparition de signes de lymphome.
- Prévention des cancers urologiques ou autres organes solides.
Suivi osseux
- Les transplantés peuvent présenter une ostéopathie complexe avec risque de fracture élevé à cause de :
- la pathologie osseuse de l’insuffisance rénale chronique,
- la toxicité osseuse des immunosuppresseurs.
- Des risques d’ostéonécroses à cause de :
- Ce suivi consiste à :
- mesurer la taille (1 fois/an),
- interroger le patient (facteurs de risque),
- effectuer :
- une calcémie et une phosphatémie,
- un dosage sérique de la vitamine D,
- un examen densitométrique.
Les recommandations préconisent également un suivi infectieux, urologique et chirurgical, un suivi de la fonction sexuelle mais aussi de la qualité de vie
p. 15 à 20. La question de la contraception ou d’une éventuelle grossesse est également abordée.
Sources
Suivi ambulatoire de l’adulte transplanté rénal au-delà de 3 mois après transplantation, HAS, novembre 2007.
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Dernière modification le jeudi 16 juillet 2009 à 16:55:50.
Réalisé en collaboration avec des professionnels de la santé et de la médecine, sous la direction du docteur Pierrick HORDE