Diagnostic et traitement de la polyarthrite rhumatoïde (HAS)

Publié par vanina14 - Dernière mise à jour le 20 juillet 2009 à 18:47 par marlalapocket

Diagnostic et traitement de la polyarthrite rhumatoïde (HAS)


La polyarthrite rhumatoïde, forme bien connue de rhumatisme inflammatoire chronique, invalide de nombreuses personnes.
La Haute Autorité de Santé, dans un rapport de septembre 2007, propose un certain nombre de recommandations professionnelles pour diagnostiquer et traiter cette affection.


Le diagnostic



La polyarthrite rhumatoïde peut devenir handicapante, c’est pour cela qu’il est nécessaire de la diagnostiquer le plus tôt possible afin d’entreprendre un traitement de fond rapidement.
Dans ses recommandations, la HAS énonce plusieurs critères simples permettant d’évoquer un diagnostic de polyarthrite rhumatoïde :
  • Raideur matinale > 30 minutes
  • Durée d’évolution des symptômes > 6 semaines
  • Arthrite d’au moins 3 articulations touchant les poignets ou les métacarpophalangiennes et les interphalangiennes proximales des mains
  • Douleur à la pression des métatarsophalangiennes
  • Atteinte symétrique

Si ces critères sont réunis, le médecin doit alors, et ce dès la première consultation, prescrire des examens pour le diagnostic. D'après la HAS, ces examens sont :
  • un bilan d’imagerie pour rechercher érosion ou pincement articulaire (Radiographies des mains et poignets de face, des pieds de face et de 3/4 en grandeur normale (1/1) et de toute articulation symptomatique),
  • un bilan biologique (Facteur rhumatoïde IgM, Anticorps anti-CCP, Vitesse de sédimentation, Protéine C réactive (CRP)),
  • un Diagnostic différentiel : explorations minimales (Créatininémie, Hémogramme, Transaminases, Bandelette urinaire, Anticorps antinucléaires, Radiographie du thorax).

Le patient sera ensuite orienté vers un rhumatologue, celui-ci pouvant instaurer le traitement de fond.

Infographie Fabrice Mathé

Le traitement


Le traitement médicamenteux


Le traitement diffère selon qu’il s’agisse d’une polyarthrite rhumatoïde active sans signe de sévérité ou active et sévère d’emblée.
Le tableau de synthèse fait par la HAS donne les différents traitements selon les cas.

Notons que le traitement de fond est généralement accompagné d’une prescription de corticoïdes.

Les traitements non médicamenteux


Des traitements non médicamenteux doivent être également envisagés (kinésithérapie, ergothérapie, podologie, suivi psychologique...).
Dans ses recommandations la HAS précise que « la pratique d’activités physiques en complément du traitement médicamenteux devrait être envisagée systématiquement, et pas seulement après une intervention chirurgicale.
Le médecin favorise la mise en œuvre de l’éducation thérapeutique du patient. Il lui propose une prise en charge sociale et professionnelle personnalisée. »

Source


Téléchargez ici l’intégralité des recommandations de la Haute Autorité de Santé.

Basé sur la Situation Epidémiologique en France métropolitaine observée la semaine du 25 au 31 janvier selon les sources du
Réseau Sentinelles France.

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