L'insuffisance rénale chronique et ses traitements
Rappels
L'insuffisance rénale chronique (IRC) se définit par l'atteinte progressive et définitive des fonctions rénales exocrines (épuration et élimination) et endocrines (secrétions hormonales).
On parlera d'insuffisance rénale chronique terminale (IRCT), lorsque la destruction glomérulaire est telle, que le recours à un traitement de suppléance (dialyse ou transplantation) est nécessaire pour palier aux reins défaillants.
Traitements de suppléance
Hémodialyse
- L'hémodialyse consiste à éliminer les déchets toxiques et la surcharge en eau de l'organisme en filtrant le sang.
- L'épuration du sang se fait par l'intermédiaire d'un rein artificiel, encore appelé dialyseur qui fait office de filtre et d'un liquide de dialyse (dialysat).
- Pour cela une "machine" d'hémodialyse appelée générateur, est nécessaire. Ainsi, le sang sera aspirer au moyen d'une pompe, dans un circuit externe, épuré et réinjecté au patient.
- Le recours à cette technique nécessite avant (quand cela est possible), la création d'un abord vasculaire permanent, appelé fistule artério-veineuse (FAV). Réalisée chirugicalement, cette intervention consiste à mettre en communication une artère et une veine afin d'obtenir un débit important. La veine artérialisée va progressivement se développer sous l'effet de la pression artérielle. Elle va se dilater (en trois semaine environ) et pourra être ponctionnée.
- A chaque séance, deux aiguilles (dans la majorité des cas) sont posées sur cette FAV. Une pour le départ du sang et la deuxième pour le retour.
- L'hémodialyse se pratique généralement trois fois par semaine, à raison de quatre heures par séance. Ces séances peuvent avoir lieu soit dans un service d'hémodialyse au sein d'un centre hospitalier (dit centre lourd) ou en unité de dialyse médicalisée (dit centre allégé), soit en unité d'autodialyse soit enfin, mais beaucoup plus rare, à domicile.
Dialyse Péritonéale
- Cette méthode utilise le péritoine comme surface d'échange.
- Le péritoine est une membrane semi-perméable fine, riche en vaisseaux sanguins. Elle tapisse la cavité abdominale et enveloppe les organes formant ainsi un espace virtuel appelé cavité péritonéale. C'est au travers de ce filtre "naturel" que diffuseront les déchets et l'eau en excès contenus dans le sang vers une solution de dialyse (appelée dialysat) introduite par l'intermédiaire d'un cathéter de dialyse dans la cavité péritonéale.
- Pour cela une intervention chirurgicale doit être pratiquée, avant de débuter le traitement par dialyse péritonéale (DP), afin de poser le cathéter souple qui sera laissé à demeure.
- La DP se pratique à domicile, tous les jours.
- Pour assurer une bonne épuration, le dialysat doit être renouvelé souvent, soit de façon "manuelle" la journée ou "automatisée" la nuit. Il existe donc deux types de dialyse péritonéale.
la dialyse péritonéale continue ambulatoire ou DPCA
- Le remplacement du dialysat contenu dans la cavité péritonéale se fera manuellement en connectant l'extrémité du cathéter (ligne) à une double poche en plastique. Une vide qui servira au recueil du dialysat usagé, saturé en déchets et une pleine pour l'infusion par gravité de la solution de dialyse "neuve".
- Ces échanges ont lieu la journée, quatre fois par jour en règle générale.
- Entre deux échanges, l'extrémité du cathéter est déconnectée des poches et fermée à l'aide d'un bouchon. La partie émergente sera fixée à l'abdomen par un sparadrap jusqu'à la prochaine connexion.
la dialyse péritonéale automatisée ou DPA
- Les échanges de dialysat sont gérés la nuit. par une machine appelée cycleur.
- Cette technique "oblige" le patient à rester connecté à sa machine pour une durée de huit à dix heures mais le laisse libre la journée.
Quelque soit la technique d'épuration extra rénale, la dialyse reste le traitement le plus couramment utilisé.
Transplantation rénale
- Elle peut être envisagée pour tous les patients en insuffisance rénale chronique dialysés ou en instance de l'être, qui en exprime la demande et qui ne présente pas de contre indications à cette greffe.
- Le patient doit réaliser un bilan de pré-transplantation avant de pouvoir prétendre être inscrit sur une liste d'attente. Cette inscription est validée par l'Etablissement français des Greffes.
- C'est le traitement qui se rapproche le plus d'un rétablissement de la fonction rénale normale, mais elle implique parfois l'attente prolongé d'un organe compatible. Elle augmente l'espérance de vie et en améliore la qualité de vie.
- Il s'agit d'une intervention chirurgicale visant à remplacer le rein ayant définitivement cessé de fonctionner par le rein "sain" d'un donneur. Ce rein peut provenir d'un donneur décédé en état de mort cérébrale ou de donneur vivant apparenté (conjoint, fratrie, parents...).
- La transplantation nécessite un suivi médical régulier et la prise quotidienne d'un traitement médicamenteux (anti rejet) pouvant parfois avoir des effets secondaires.
Réalisé en collaboration avec des professionnels de la santé et de la médecine, sous la direction du docteur Pierrick HORDE
Publi-information
Publié par
DCI -
Dernière mise à jour le 17 juillet 2009 à 16:57 par marlalapocket