Le vieillissement de l'homme: l'andropause
Pour faire un parallèle avec la ménopause chez la femme, on a créé, un peu artificiellement, une étape identique chez l’homme : l’andropause.
Définition médicale
L’andropause est une baisse liée à l'âge du taux sérique de testostérone chez les hommes à partir de la cinquantaine, en deçà de la plage de valeurs normales observées chez les hommes jeunes et qui est associée à un syndrome clinique (signes et symptômes) correspondant à une déficience androgénique (en testostérone).
Principaux symptômes (très variables selon les patients)
Une baisse de la libido.
Des érections moins rigides et moins fréquentes.
Des épisodes de sudation indépendants d’une dépense physique
Une fatigabilité plus fréquente, une récupération physique plus laborieuse après efforts.
Des troubles du sommeil.
Une nervosité accrue, une irritabilité plus fréquente.
Une tendance dépressive.
Une diminution de la masse musculaire.
Une augmentation du périmètre abdominal.
Une fragilité osseuse.
Des douleurs musculaires et articulaires plus fréquentes.
Une régression de la pilosité.
Comment affirmer le diagnostic
On privilégie le dosage de la testostérone totale mais on peut également se baser sur la testostérone bio-disponible.
On considère que le taux de testostérone totale diminue de 1% par année à partir de la trentaine.
Taux normal chez l’homme : 4 à 9 µg/l. Quel que soit l’âge, un taux inférieur à 4 sous-entend un diagnostic d’andropause.
On peut également prendre en compte le dosage de la LH (hormone lutéinisante) :
taux normal : de 1.7 à 7.7
Au dessus de 7.7 : andropause.
Traitement
Il repose exclusivement sur l’administration de testosterone.
Il en existe plusieurs présentations : injectable (intra musculaire), comprimés, gel transdermique, patch.
Les insuffisance érectiles peuvent faire l’objet d’un traitement spécifique complémentaire par Sildénafil, Vardénafil ou Tadalafil.
Un traitement par testostérone implique un bilan prostatique préalable (dosage PSA en particulier) et une surveillance régulière de celle ci. Ce médicament n’est pas en rien responsable du cancer de la prostate. Mais il peut stimuler et aggraver le développement d’un cancer prostatique déjà présent mais non décelé.