Arthur > Le problème c'est que les addictions - les comportements dont on perd le contrôle - ce ne sont pas des maladies somatiques, ce pour quoi les médecins sont formés. Il y a 22 000 maladies, ça fait déjà pas mal à apprendre. La psychologie, c'est 30 heures dans le cursus des 8 à 10 ans de la formation du toubib, et encore sur la relation avec le patient. Pas sur les pathologies ou troubles psychologiques.
En fait les spécialistes des addictions sont plus du côté des Sciences Humaines que de la biochimie. Les gens accro aux jeux, à internet, au sexe, au travail, ce n'est pas avec des pilules qu'on va leur permettre de retrouver leurs équilibres égarés au fil du temps. Mais pour le tabac et l'alcool, sans parler des produits stupéfiants, il y a aussi un manque physique parfois problématique à traiter à cause de phénomènes de sevrage. Le manque de produit crée une souffrance temporaire et l'on a besoin de consommer un produit plus ou moins toxique pour se soulager.
Donc pour simplifier il y a deux sortes de dépendance :
1°) la dépendance psychologique, la difficulté à se passer d'un comportement social, d'habitudes, de vision de soi, etc.
2°) la dépendance physique, qui dans ton cas n'est pas importante.
Mais tu es dépendant quand même, puisque tu fumes quotidiennement ou presque. Pour retrouver ton in-dépendance, il y a une sorte de deuil à faire, pas évident.
Et puis il y a les dégâts causés par le tabagisme dans la durée. Au bout de 20 ans, 30 ans on commence à les sentir. Ils ne sont pas irréversibles pour la plupart, mais le tabac ruine et le portefeuille et la santé. Le problème des médecins est qu'ils généralisent à partir des gens qui consultent, les malades de 45 ans mettons. Ils ont du mal à comprendre que les fumeurs ne sont pas des malades, que fumer n'est pas une maladie, c'est un comportement qui induit des maladies à terme, ce qui n'est pas la même chose.
Ils ont tendance à éxagérer ? Oui, disons que traiter les malades est leur gagne pain et que faire peur leur ramène de la clientèle. Pour notre bien évidemment, mais aussi pour leur portefeuille. Si payer - parfois cher - un médecin compétent me semble normal, beaucoup de tabacologues ne sont pas très compétents. Comme ce n'est pas critique, c'est une voie de garage pour les médecins de petit niveau ou à tendance fonctionnaire. " Si tu ne remplis pas ton cabinet, fais tabacologue !" ai-je lu un jour sur un forum de médecins généralistes. Ils sont doublement incompétents :
* fumer n'est pas une maladie, ils ne sont pas formés pour prendre ce trouble du comportement en charge,
* c'est la rechute qui pose problème, pas les quelques jours du sevrage. Il n'y a pas de pilule anti-rechute (encore) et c'est par la psychologie que l'on peut aider. C'est un autre métier et les médecins ne le tiennent généralement pas en haute estime (il ont de l'estime pour les médecin, et encore...).
Bon il ne faut pas généraliser : il y a de très bons médecins, honnêtes, qui peuvent aider. J'en connais quelques uns, mais il faut effectivement chercher un peu. Mon médecin traitant est fumeur, bon médecin, mais quant à m'aider pour cesser le tabagisme, il n'a pas fait ses preuves... LOL
Actualités des remèdes au tabagisme (non commercial)