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Sexualite et cancer du col

Dernière réponse le 23 sep 2009 à 19:16:49 kh007, le 10 jui 2008 à 13:12:34 
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Bonjour,
Je suis étudiante en dernière année en sciences de la santé publique, section sexologie à l’université de Liège.
Je désire orienter mon mémoire de fin d’études sur « l’impact du traitement du cancer du col sur la sexualité féminine »
L’objectif de ce travail, dans un premier temps est d’identifier les problèmes et de rechercher des solutions.
Je sollicite ici votre aide.
Je vous remercie d’avance de me consacrer un peu de votre temps.
Je vous prie de croire Mesdames en l’assurance de mes sentiments les plus distingués.

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uniquejaie, le 12 jui 2008 à 15:12:53
  • +2

Le cancer du col de l'utérus représente aujourd'hui la deuxième cause de décès par cancer chez la femme jeune de moins de 44 ans2.
En France en 2000, on estimait à environ 3400 le nombre de nouveaux cas de cancers du col de l'utérus, soit près de 10 cas par jour3.

Le cancer du col de l'utérus est dû à un virus: le Papillomavirus Humain. C'est un virus commun et répandu qui peut se transmettre par contact intime génital ou par rapport sexuel.

C'est une maladie grave qui peut être détectée grâce au dépistage par frottis.
[?] Qu'est-ce que c'est ?

C'est, après le cancer du sein, un des plus fréquents des cancers de la femme.

On compte tous les ans 23 nouveaux cas pour 100 000 femmes.

Il survient chez la femme avant la ménopause le plus souvent.

[?] Anatomie

L'anatomopathologie permet de distinguer au microscope deux cas très différents.

La partie superficielle du col de l'utérus est un épithélium. Le cancer du col de l'utérus est un épithélioma.

Entre la partie extérieure du col (exocol) et la partie intérieure (endocol), existe une zone de jonction qui est la zone fragile où débute en général la cancérisation.

L'épithélium se compose d'une couche superficielle et d'une couche profonde. Ces deux couches sont séparées par une formation histologique appelée lame basale.
Lorsque la lame basale n'est pas touchée, seules les cellules épithéliales sont modifiées en surface ; il s'agit d'un épithélioma intra-épithélial ou épithélioma pré-invasif ou cancer au stade 0 ou cancer in situ.

Lorsque les cellules cancéreuses ont perforé la lame basale et envahi le tissu conjonctif sous-jacent, il s'agit d'un cancer invasif.

[?] Facteurs favorisants

Les infections vaginales et cervicales (herpès génital HSV de type 2, condylomes ou infections à papillomavirus du groupe herpès HPV) ;
Les remaniements de la muqueuse d'origine hormonale : les états dysplasiques et inflammatoires du col sont considérés comme des états précancéreux ;
Le nombre de grossesses supérieur à 1 ;
La précocité des rapports sexuels ;
Le changement fréquent de partenaires ;
Le tabagisme ;
L'exposition in utero au DES (diéthylstilbestrol).
Le cancer du col est possible pendant une grossesse.

Vaccins contre le cancer du col de l'utérus
Depuis peu, deux vaccins préviennent les infections par papillomavirus, responsables du cancer du col de l'utérus : Gardasil® et Cervarix®.
Le 9 mars 2007, le Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France (CSHPF) et le Comité technique des vaccinations (CTV) recommandent la vaccination généralisée des jeunes filles de 14 ans contre les Papillomavirus Humain. Ce même avis recommande de proposer la vaccination également aux jeunes filles et jeunes femmes de 15 à 23 ans qui n'auraient pas eu de rapports sexuels ou au plus tard, dans l'année suivant le début de leur vie sexuelle.
La Sécurité sociale rembourse à 65 % chaque dose du Gardasil® dont le prix s'élève à 135,59 € TTC. Le schéma de vaccination nécessite trois doses. La demande de remboursement du Cervarix® est actuellement étudiée.

[?] Les signes de la maladie

L'épithélioma non invasif in situ est totalement muet : il n'y a aucun symptôme. C'est une découverte d'examen systématique du col fait dans le cadre du bilan gynécologique annuel ou au cours de la surveillance médicale d'un état inflammatoire ou d'une dysplasie cervicale (polype, ulcération etc...)

Lorsque le cancer fait parler de lui, la patiente consulte en général pour des pertes de sang (métrorragies ) souvent provoquées (rapports sexuels, toilette intime etc.). Des leucorrhées (pertes blanches) indolores sont parfois associées.

De toute façon des frottis cervicovaginaux sont pratiqués, ainsi qu'une colposcopie, qui vont permettre la biopsie.

L'examen au spéculum peut aussi révéler la lésion bourgeonnante ou ulcérée.

[?] Le frottis cervicovaginal

Le frottis cervical est un examen simple. Il consiste à prélever des cellules du col de l'utérus par un simple grattage indolore, et d'étaler ce prélèvement sur une lame. Après fixation, les lames sont examinées au microscope par un médecin spécialisé dans cette lecture, l'anatomo-pathologiste.

Celui-ci décrit dans son compte-rendu les cellules qu'il a vues et peut classer le frottis en classes I à V, mais cela n'est plus absolument nécessaire, la description des cellules suffisant à départager ce qui est normal de ce qui est suspect ou franchement pathologique.

Il est recommandé de pratiquer deux frottis à un an d'intervalle à toutes les femmes ayant des rapports sexuels, et ce à partir de l'âge de 25 ans. Il semble suffisant ensuite de contrôler un frottis normal tous les trois ans, jusqu'à l'âge d'environ 65 ans. Cette fréquence peut être augmentée si le médecin le juge nécessaire.

En cas de dysplasie, celle-ci est classée (classification de Bethesda) en fonction de son importance en CIN (néoplasie intra-épithéliale cervicale) I, II, ou III. La présence de koïlocytes signe une infection à papillomavirus et est un équivalent de CIN I. Si une surveillance étroite, tous les deux ou trois mois peut suffire devant un CIN I, la biopsie cervicale sous contrôle colposcopique s'impose devant un CIN II ou III.

Le compte rendu du frottis cervicovaginal va décrire les cellules épithéliales observées, l'état hormonal, la présence éventuelle d'une inflammation, de lésions dystrophiques ou métaplasiques, de signes d'infection virale à papillomavirus (HPV) ou de néoplasies.

Le frottis cervical est donc un examen important, car il est simple, indolore, et permet de dépister les lésions à leur tout début, à un stade où le traitement est extrêmement efficace.

La colposcopie après application d'une solution de Lugol (test de Schiller) permet de guider la biopsie fondamentale pour le diagnostic.

Il est parfois nécessaire d'effectuer une biopsie étendue (conisation du col).

Le bilan de l'extension du cancer

L'extension est surtout loco-régionale et lymphatique.
L'extension de la tumeur se fait localement vers le vagin, la vessie, le rectum, les uretères.
L'extension lymphatique se fait vers la paroi pelvienne.
Les métastases sont toujours tardives (foie, poumons)

Ce bilan est très important puisque le traitement et le pronostic en dépendent.
Les touchers pelviens (toucher vaginal et toucher rectal) sont complétés par les examens complémentaires :

Cystoscopie (état de la vessie) ;
Rectoscopie et lavement baryté (état du rectum) ;
Hystérographie (état de l'utérus et des trompes) ;
Urographie intraveineuse (état des uretères et des reins) ;
Lymphographie (extension ganglionnaire lymphatique) ;
Scanner et imagerie par résonance magnétique si nécessaire.
A la suite de ce bilan, il devient possible de classer le stade de la tumeur, ce qui va guider le traitement.

[?] Pronostic

Quand le diagnostic est fait au tout début, la guérison est complète dans la presque totalité des cas.

[?] Traitement

Il utilise la radiothérapie (curiethérapie utérovaginale et cobaltothérapie) et la chirurgie. La chimiothérapie est utilisée dans certains cas.

La curiethérapie utérovaginale consiste à mettre une source radioactive dans la cavité utérine et le vagin au contact direct de la tumeur. Le principe d'une dose homogène élevée, dans un petit volume, est à la base de l'efficacité et de la bonne tolérance de la curiethérapie. L'applicateur est mis en place sous anesthésie générale. Une fois en place, il est chargé dans un deuxième temps grâce à un projecteur de sources. La dosimétrie est pratiquée par ordinateur.

Au stade de cancer in situ, l'intervention peut se limiter chez la femme jeune désirant encore des enfants à une simple conisation ou amputation du col sous couvert d'une surveillance attentive. Chez la femme plus âgée, l'ablation de l'utérus ( hystérectomie totale simple) est réalisée.

Dans des formes plus avancées, une chirurgie plus large est pratiquée, et peut être associée à une radiothérapie externe du petit bassin.
Quelle vie sexuelle après un cancer du col de l’utérus ?
Le cancer du col de l'utérus est une maladie grave et lourde qui touche à l'intimité de la femme. Il est parfois difficile de retrouver, après le traitement, une relation amoureuse harmonieuse avec son partenaire. Mais c'est possible et bien évidemment souhaitable.

Lors d'un examen gynécologique, le frottis du col de l'utérus peut s'avérer anormal. Dans ce cas, une colposcopie, examen qui permet de bien visualiser le col, va être pratiquée. Le médecin pourra ainsi effectuer une biopsie, qui sera décisive pour le choix du traitement du cancer.

Attendre la cicatrisation
Quel que soit votre cas, ne soyez pas inquiète. La reprise d'une vie sexuelle normale est toujours possible après le traitement. Mais ne soyez pas trop impatiente, il faudra attendre la cicatrisation.
Si les anomalies observées sont légères et justifient l'exérèse (ou ablation) de la lésion par vaporisation, sonde diathermique ou conisation, la cicatrisation demande environ deux mois.
Si ces traitements ne permettent pas d'enlever toutes les cellules anormales, il faut envisager un traitement chirurgical plus étendu ou une radiothérapie. La cicatrisation demandera plus de temps.

La nécessité d'un dialogue au sein du couple
De plus, le raccourcissement du vagin et le durcissement liés aux rayons peuvent entraîner pendant quelques semaines ou quelques mois, une gène ou une douleur à la reprise des rapports.
Pas d'inquiétude : le temps, la prescription de lubrifiants ou d'un traitement hormonal, et dans de rares cas, une dilatation du vagin, vont vous aider à retrouver des relations sexuelles harmonieuses.

Dans tous les cas, parlez-en avec votre partenaire et avec votre médecin. Cela peut être bénéfique de s'entretenir en couple avec lui pour en discuter et poser toutes les questions que vous souhaitez.

Quant à la possibilité d'avoir un enfant, elle est préservée dans la grande majorité des cas. Rarement, une hystérectomie ou une radiothérapie sont nécessaires et c'est seulement après ces traitements qu'il n'est plus possible d'être enceinte.



POUR TE CONSEILLE DE VOIR CE LIEN : http://www.ligue-cancer.asso.fr/article/download/1527


et bonne chance

Répondre à uniquejaie

2

kha007, le 12 jui 2008 à 18:12:39

C'est gentil mais ça je le sais mais ça ne répond pas à mon étude. je cherche des femmes qui ont eu déja un cancer traité et j'aurais bien voulu évaluer la sexualité des ces femmes.

Répondre à kha007

3

coco, le 3 déc 2008 à 22:39:12

Dis-moi si tu es toujours intérressée par le sujet de la sexualité àprès un cancer du col de l'utérus?

Répondre à coco

4

anonymus, le 17 déc 2008 à 04:33:02
  • +1

Mes très chères...

J'ai eu une hystérectomie radicale suite à un cancer de l'utérus,il y a de cela 10 ans.

Ma vie sexuelle se résume maintenant à ... rien.

Vagin raccourci, rondeur du vagin disparu (plus de col donc...), je n'ose pas tenter de me faire un chum.

Je me «teste» parfois avec un petit bidule du sex shop... en fait, c'est un gros bidule et c'est peine perdu!

Pourtant, il n'y avait pas de problème au début, ça c'est «effondré» avec le temps. Peut-être qu'avoir eu des relations sexuelles régulières auraient changé quelque chose, mais je ne peux le confirmer...

L'hystérectomie est une mutilation qui fait son ravage avec le temps: mutilée, déformée, perte de sensations, pertes de vie intime (et parfois sociale). Une horreur.

Quand même, je la préfère à la perte des deux jambes...

La vie a quand même encore de belles choses à offrir.

Courage.

Répondre à anonymus

5

Framboise, le 23 avr 2009 à 01:23:23
  • +2

Bonjour,
Je peux probablement vous aider, à savoir que j'ai eu un cancer du col de l'utérus en stade très avancé,
j'ai subi une scoelioscopie avec élargissement des recherches, transposition d'ovaires D et G, et retiré
28 glanglions dont 1 était atteints.Ensuite, j'ai eu 25 séances de radiothérapie,6 séances de chimiothérapie,
de la curiethérapie et ensuite j'ai subi une hystérectomie élargie, le tout suivi par une équipe très compétente
à tout niveau. Cela s'est passé en 2001, je suis en rémission; car je préfére utiliser ce terme, plutôt que
guérison, mais ce n'est pas à n'importe quel prix, car la radiothérapie m'a provoquée énormément de
séquelles en tout genres: dhiarrées fréquentes, urtère abimée, donc pose de sondes JJ, j'en suis à ma
10ème, rein ne foctionnant pas correctement, vessie hypotonique, donc autosondages durant plus d'un an
pertes de sensations d'uriner suite à mon hystérectomie, douleures très fréquentes au niveau de l'estomac
accompagnées de vomissements dus à l'intensité de la douleur, et enfin j'en viens sur le plan sexualité qui
se révèle une catastrophe, car le fond du vagin étant rétréci puisque cousu, c'est plutôt douloureux au
départ, mais je suis très optimiste, donc je continue sur ma lancée avec mon mari et là depuis 4 mois
plus rien, tout simplement , il n'y a plus aucunes envies, et un zeste de sensations, voir aucunes, et nous
en avons longuement parlé mon époux et moi, suite aux épisiotomies par rapport à mes accouchements,aucuns
problèmes de rapports sexuels, suite aux interventions en rapport avec mon cancer, cela s'est dégradé sur le
plan sexuel au fil du temps, je n'arrive même plus à ressentir l'envie d'avoir un rapport, et suite à différents
essais, nous avons pu nous rendre compte que le système nerveux à ce niveau est défaillant, donc manque de
libido, d'envies, un manque d'information à ce niveau, voilà mon histoire, j'ai été traitée 6 semaines après mon accouchements et les raisons invoquées sont toutes simples, ils ont dû traité dûr, sinon je ne serai pas
là aujourd'hui à profiter des mes enfants et de mon époux, et pourtant je continue à me battre et rire très
fréquemment, car j'adore cela, c'est très important pour prendre le dessus sur ce maudit cancer, c'était ma
façon à moi de me battre durement, sans compter que mon époux est extrêment frustré, non seulement de
ne pas avoir été informé, et pour le corps médicale, à l'exeption de certaines (femmes), ce n'est pas la
priorité manifestement, étant donné que je n'ai plus de cancer, et nous trouvons cela lamentables car on
ne nous précise pas de toutes ces sequelles survenant par la suite, sans compter la fatigue, et j'insiste sur
le fait, qu'àprès autant de douleurs, il me serait très agrable d'avoir des contacts plus proches sur le plan
sexuel, mais voilà, dès que je le l'embrasse, il réagit,et ressent l'envie, mais moi non, si bien que nous ne
pouvons même plus nous embrasser, alors que ce cancer n'a pas touché notre amour que nous éprouvons
l'un envers l'autre. Dommage! mais on nous dit que j'ai de la chance de m'en être sorti! et en plus, on ne se
nourri plus du tout comme les autres, c'est le régime stricte, si je ne veux pas être plus malade que je ne suis
actuellement.En conclusion, mon époux est très remonté contre le corps médical, ce qui est tout à fait
légitime, à l'âge de 45 ans, moi je suis frustrée de ne plus jouer mon rôle de femme, bien que je sois très
féminine, et je vie entre deux feux, la joie de vivre et l'énorme déception de ne pouvoir contenter mon époux.
Vous allez probablement me trouver pessimiste, et vous vous trompé, car c'est mon optimisme jusqu'à
aujourd'hui qui me permet d'avancer ( sans pouvoir travailler), je fait tout ce que je peux, et je pense que
mon commentaire devrait vous aider pour vos études, mais comme j'ai énormément de respect par rapport
à ma chimiothérapeute, mon oncologue, gynécologue, urologue...je ne peut vous communiquer mon adresse mail,
car ils ont fait leurs travails à la perfection et je les en remercie tous les jours, et je ne leur en veut pas, car
sans toute cette équipe très compétente, je serais décédée à l'âge de 36 ans; merci de votre compréhention.

Répondre à Framboise

7

 emma, le 23 sep 2009 à 19:16:49

Chapeau Françoise! lorsque je te lis je me dis que mes petites misères ne sont rien et tu me donnes le courage de les affronter avec modestie.
Ton courage et ta détermination sont un exemple.
Un sul mot: merci!
Emma

Répondre à emma

6

jenw, le 7 sep 2009 à 09:16:30
  • +1

Je me suis faite operee pour la premiee fois d un cancer du col de l uterus en 2005 j avais 21ans tout c est tres bien passer meme sexuellement. ma deuxieme operation c est faite en aout 2009 donc il y a un mois mnt et la mnt c est different j ai bcp de douleur quand j ai des rapport avec mom conpagnon je me dis que sa va passer mais bon j ai presque plus de col c est surment pour sa les doueurs.... je retourne au gyne en novembre et la on va savoir si on enleve tous ou si on attend le prochain virus cela vx dire que j aurai plus d enfant si c est revnu.


framboise tu as bcp de courage continue ton ecris me donne de la force......

Répondre à jenw
Situation Epidémiologique