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Cancer du poumon phase terminal

Dernière réponse le 10 oct 2009 à 11:07:40 incognito, le 8 mar 2009 à 06:00:40 
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Bonsoir,
J'ai 18 ans et j'ai appris il y a 2 jours que mon père (47 ans) avait le cancer du poumon. Je suis très inquiet j'ai passé mes 2 dernière nuits a pleurer. Sur la radio, on peut voir un trou dans le poumons gauche. Ma question est : qu'elles sont les symptômes d'un cancer du poumon en phase terminale ? En gros est ce que en plus de la souffrance moral, on s'apprête à le voir souffrir le martyr ?
Mon autre question : est ce que sa a vraiment une importance "la dernière chose qu"on lui a dit" ?
Merci pour vos réponses.

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1

stefgal38, le 8 mar 2009 à 19:09:41
  • +1

J’ai également 45 ans et un cancer du poumon,
Tu ne donnes pas d’infos sur l’état de santé de ton père.
Cependant, vu son âge, il devrait bien réagir au traitement et pouvoir surmonter sa maladie.

Les symptômes sur les phases terminales sont variables et peu prévisibles.
Aujourd’hui, le traitement de la douleur est au point et les médecins ne laissent pas souffrir leur patient. Mais je n’ai pas l’impression que ton père soit à ce stade.

Cependant, la route est longue vers une rémission. En attendant les effets les plus fréquents sont l’écoeurement, vomissement et fatigue.

Il ne faut pas dramatiser les évènements. Une vision positive et l’attente d’une issue heureuse sont le plus que tu pourras personnellement apporter.

Courage.

Répondre à stefgal38

2

incognito, le 9 mar 2009 à 04:05:40

Son êtat de santé : trou dans le poumons gauche et crise de toux très forte. il l'a décrit comme si il n'avait plus d'oxygène ça peut prendre 20/30 minutes le temps que ça revienne à la normal.

Répondre à incognito

4

mhva, le 10 mar 2009 à 20:44:39

Je comprends bien ton desarroi et ton angoisse face au cancer de ton papa. le mieux sera d'etre present pour le soutenir dans ses examens et le traitement mis en place. tu ne dois pas t'oublier pour autant et essayer de continuer ta vie de jeune homme, te faire aider par un medecin pour dormir car sans sommeil tu risques de craquer. Mais il est normal que tu sois sous le choc de la nouvelle pour l'instant. Va sur les forums comme tu l'a fait là, l'experience et le soutien des personnes qui sont passées par là est inestimable dans des moments comme ça. Plein de courage à toi

Répondre à mhva

3

setif 7, le 9 mar 2009 à 07:08:15

Jai un ami er mon pere qui lon u , mon pere na pas survecue er mon ami a survecue , je pense que ton aide er ta bonne humeur seron tres precieuse pour ton pere , er que rien nes perdue , la medecine progresse a grand pas sur le cancer , je vous souhaite un tres bon retablissement er beaucoup de courage ,er garder le moral es une chose tres importante ,qui aide a combatre la maladie, er souvent la volonter gagne sur la maladie

Répondre à setif 7

5

LOLIPOPS, le 13 mar 2009 à 01:24:33

Salut,
mon papa a eu un cancer des bronches a petites cellules donc un des plus mauvais car a progression rapide. il avait 50 ans. il a quand meme combattus la maladie pendant presque 5 ans ce qui est enorme pour ce cancer a petites cellules. son état de santé fluctuer suivant ses cures de chimios qui forcement l'affaiblissait. mais il a toujours travailler jusque un mois avant son départ. en mai 2008 son cancer s'est généralisé au foie. De la tout est allé trés vite. en octobre il a été hospitaliser une premiere fois pour un epanchement pleural , une toue qui ne le quitter plus et le fesait enormement souffrir. suite a plusieurs ponctions pour evacuer le liquide en vain ils ont décider de lui poser un drain au niveau du coeur pour evacuer, il n'a pas suporter l'operation , il est parti il y a 3 mois.
je pense que mon père a souffert c'est indéniable cela du aux traitement ect... mais sa plus grande douleur était psychologique. jamais il n'a souhaité aborder la maladie avec nous, c'était tabou, il a donc vécu sa maladie et son désarrois seul... mon papa souffrait terriblement psychologiquement et c'est cela le plus dur a accepter, comment soulager moralement une personne qui sait qu'elle va mourir? c'est horrible!

donc voila garde espoir, le diagnostic de ton pere est tombé il n'y a que deux jours. ses crises de toux sont normales etant donné qu il a un poumon endomagé! mon pere a tousser tout au long de sa maladie et plusieurs annees meme avant qu il ne soit malade cale ne l a pas empeché de vivre 4 ans. tout depend du type de cancer, sachant qu'a petite cellules c'est un des pires!!
bon courage a toi

Répondre à LOLIPOPS

6

ÉMY28, le 1 aoû 2009 à 07:22:13

Salut, moi jai 28ans t j'ai accompagner ma mère qui était en phase terminal a cause du cancer du poumon. Les soins palliatifs étaientofferts en instituts et a la maison ma mère a préférée que moi ma soeur s'occupe d'elle jusqua la toute plutot que des spécialistes dans une hopital...Elle est décédée 4jours après son anniversaire de ces 47ans...il ya de ca que 5 mois.
La douleur la pire qui les habitent c certainement celle morale, mais la douleur physique, même si les médecins disent qu'ils ne sentent rien vu les médicaments, mais c monstrueux de dire ca. J'aivu ma mère souffrir et s'éteindre et ce n'est pas facile...
Et pour la dernière question jte dirais oui c important les dernières choses que leur dit car c par ca qu'il reposent en paix. Bonne chanc a toi....

Répondre à ÉMY28

7

sissi030, le 1 aoû 2009 à 14:30:53
  • +4

Moi aussi j ai un cancer et j ai peur des resultats de touts les examens qui ont ete faits c est dur d etre devant cette evidence. je voudrais que l on me reponde à mon desarroi je ne dord plus je ne mange plus j ai peur de la souffrance

Répondre à sissi030

8

amicourage, le 10 oct 2009 à 11:02:07

Chere Sissi030, Mhva, Setif7, Emy28, Stefgal38, Lolipops et surtout toi l’incognito de 18 ans dont le papa de 47 ans a le cancer du poumon et à tous les autres qui liront ce message

Le cancer de ma soeur a été diagnostiqué en 1996. Elle avait 42 ans et 2 enfants de 3 et 4 ans.
Elle a subi une ablation du sein et une hystérectomie. Puis les séances de chimio ont commencé. A l'époque, elle disait ''j'ai l'impression d'être visité par le diable'' tellement la chimio était insupportable. Aujourd'hui, ça a évolué. Mais, tout cela était très dur pour ma soeur, physiquement mais surtout moralement. Les médecins qui l'ont opérée et suivi tout au début lui ont annoncé, à elle ainsi qu'à notre famille, qu'elle ne survivra pas plus que 6 mois voire un an (Comme quoi, tous ceux qui font médecine ne deviennent pas forcément médecins. Rien qu’une parole peut tuer).

Mes soeurs ont alors décidé, et sans perte de temps, de changer de médecin.

Aujourd'hui, 13 ans après, grâce à l'amour de ses enfants et son amour pour ses enfants, grâce à l'amour de sa famille (frère et soeurs) mais aussi grâce à son médecin avec qui elle se sent bien car lui aussi se bat avec elle, ma soeur est toujours parmi nous. Au lieu de lui dire qu'elle n'en a plus pour longtemps, il lui dit ''on va essayer tel ou tel traitement, et le resultat c'est Dieu qui le décide''. (Et ma soeur a eu la chance de connaitre le médecin qui la soigne depuis env 11 ans car il a l'intelligence du cœur, celle avec laquelle on sauve au lieu d’achever).

Ma soeur n'a jamais voulu dire a ses enfants qu'elle avait le cancer. Pour elle, (consciemment ou inconsciemment) mettre ses enfants au courant de sa maladie aurait impliqué qu'elle baisse les bras et qu'elle laisse la maladie triompher. En ne dévoilant pas la réalité de sa maladie à ses enfants, ça lui a donné une force physique et mentale incroyable pour se battre et résister. A plusieurs reprises, je l'ai persuadée (en croyant que les psychologues avaient toujours raison) que ses enfants avaient droit à la vérité. De mon côté, j'avais peur qu'elle nous quitte en un temps court et que ses enfants prennent sa cachoterie pour une trahison et qu'ils en subissent les conséquences.... j'avais peur aussi que les enfants occultent leur souffrance car ils ne comprenaient pas pourquoi leur maman avait des fois un bonnet, puis une perruque, et perdait ses cheveux, et surtout, qu'il lui arrivait de quitter le foyer et de passer quelques jours chez mes parents, les laissant seuls avec leur père (c'était pendant la période de chimio, elle ne voulait pas qu’ils la voient souffrir). J'étais sûre que mes neveux, ces petits anges, occultaient beaucoup de souffrance, car ils n'ont jamais interrogé leur mère ni la famille à ce sujet, et pourtant, leur père (grand égoïste), tout au début (quand les mômes avaient 4 et 5 ans) leur a raconté sournoisement que leur mère avait le cancer et qu'elle ne vivrait pas longtemps.

Ils ont sûrement refoulé plein de souffrance. Mais l'amour de leur mère a été le plus fort et a triomphé sur la maladie et ses effets sur les enfants.

Ma soeur a commencé sa métastase depuis plus d'un an. Aujourd'hui, elle se bat contre un épanchement pleural dans le poumon gauche, dû à l'air conditionné dans les locaux où elle faisait sa physiothérapie. Sa pleurésie qui a débuté il y a plusieurs mois est restée sans traitement spécifique pendant des mois car le médecin a préféré attendre les résultats de la chimio. Elle a commencé à tousser quand elle parlait et a respirer difficilement avec des douleurs dans le dos. Il y a env 1 semaine, elle étouffait la nuit quand ma sœur qui partage la même chambre qu’elle s’est vite réveillée et elle a été emmenée d’urgence à l’hopital (un ange du ciel ayant envoyé son mari en travail a l'étranger, ca lui a permis de vivre chez mes parents).
A l'hopital : oxygène et examens.
On découvre une infection au poumon droit. Son médecin lui a retiré l'eau du poumon gauche pour qu'elle puisse respirer en attendant l'effet des antibiotiques. Pas d'évolution. Ma soeur se bat. Elle n'a pas baissé les bras. Mon frère et mes soeurs se relayent auprès d'elle (24h/24h) pour surveiller l'oxygène et un éventuel problème de respiration. Hier son médecin lui a mis un drain car l'épanchement s’est refait. Il parait qu'elle a passé une bonne nuit.

On ne sait pas ce que l'avenir lui réserve, ce qu’il nous réserve, mais le plus important c'est que nous lui donnons tout l'amour dont elle a besoin, et ça fait du bien à tout le monde.

j'ai beaucoup pleuré en pensant que ma soeur n'aura pas le temps ni la chance de savourer le fruit de tant d'années de sacrifices à élever ses enfants toute seule (le père étant plus absent quand il était à la maison que quand il n'y était pas, pire encore, aucun soutien de sa part pour ma soeur malgrè ce qu'elle endure depuis 13 ans a cause de sa maladie, mais le pire du mal qu'il lui a fait, seul Dieu le sait. Heureusement, un ange du ciel a envoyé son mari à l'étranger depuis env. 1 mois pour qu'elle ait un petit répit).

Ses enfants ont aujoud'hui 15 et 17 ans (ma nièce fête ses 16 ans le 13 de ce mois. Elle tient à couper le gateau avec sa mère a l'hopital). Ma sœur ayant peur que ses enfants soient perturbés en la voyant sur son lit d’hopital, avec tous les tuyaux et sa faiblesse et souffrance… a refusé qu’ils aillent la visiter. Sans rien dire a personne, ils sont allés directement à l’hopital tout de suite après l’ecole.
Ma sœur a été très éprouvée (moral et santé). Quand elle s’est senti mieux, elle a demandé à les voir. Ses enfants lui ont dit : tu es notre maman et tu ne peux pas nous empêcher de te voir.

Moralités : 1) il ne faut jamais baisser les bras
2) si ton médecin ne se bat pas avec toi, va voir un autre qui fait son métier avec amour,
celui qui est doué de cette intelligence divine, celle de vouloir sauver, et non celui qui se
prend pour Dieu en croyant savoir quand ton heure va sonner.
3) quand on est gravement malade, il faut avoir le courage de garder à distance les
personnes négatives et de se faire entourer de ceux qu'on aime et qui nous aiment.
4) chacun a ses propres défenses et les enfants sont plus forts qu'on ne le croit à condition
qu'ils aient de l'amour.
5) il ne sert à rien d'angoisser pour notre maladie ou celle de nos proches. Il faut justement
éviter de leur montrer angoisse, tristesse et inquiétude.... (au moment où je passais mon
temps à pleurer, et ce, pour plusieurs raisons dont celles de ne pouvoir être auprès de ma
soeur, de ne pouvoir être utile pour elle et prendre le relais avec mes soeurs et mon frère
qui sont auprès d'elle quand ils ne sont pas à leur boulot, les soutenir moralement
etc ...etc... moi vivant en France, eux à l'étranger, les quelques mots qu'elle a pu
chuchoter dès qu'elle a ouvert les yeux furent un conseil pour moi). Donnez plutôt de
l'amour, et ne lésinez pas. Certaines maladies viennent et évoluent à causes d'un mal
d'amour. L'amour est le meilleur remède et calmant de certaines maladies et le seul de
beaucoup d'autres.
6) certaines personnes ont besoin d’être utiles pour vivre. Avec attention et amour,
on peut percevoir ce besoin et leur en laisser la liberté d’expression et d’action au lieu de
vouloir les assister en tout. (je pense a ma sœur qui dans le pire moment de sa maladie,
pense à mon bien et a me donner conseil. Cette attitude exprime le besoin d’aimer pour
se sentir vivant)
7) Ma soeur a un cancer avancé, moi je n'ai rien, mais puis-je prétendre qu'elle partira
avant moi? Dieu seul connait le destin de chacun. Alors, je remets à Dieu tout ce qui me
dépasse et je lui demande de nous aider et nous accompagner. Je lui fais confiance.

Je suis avec vous tous de tout coeur.

Amicourage

Répondre à amicourage

9

 amicourage, le 10 oct 2009 à 11:07:40

Chere Sissi030, Mhva, Setif7, Emy28, Stefgal38, Lolipops et surtout toi l’incognito de 18 ans dont le papa de 47 ans a le cancer du poumon et à tous les autres qui liront ce message

Le cancer de ma soeur a été diagnostiqué en 1996. Elle avait 42 ans et 2 enfants de 3 et 4 ans.
Elle a subi une ablation du sein et une hystérectomie. Puis les séances de chimio ont commencé. A l'époque, elle disait ''j'ai l'impression d'être visité par le diable'' tellement la chimio était insupportable. Aujourd'hui, ça a évolué. Mais, tout cela était très dur pour ma soeur, physiquement mais surtout moralement. Les médecins qui l'ont opérée et suivi tout au début lui ont annoncé, à elle ainsi qu'à notre famille, qu'elle ne survivra pas plus que 6 mois voire un an (Comme quoi, tous ceux qui font médecine ne deviennent pas forcément médecins. Rien qu’une parole peut tuer).

Mes soeurs ont alors décidé, et sans perte de temps, de changer de médecin.

Aujourd'hui, 13 ans après, grâce à l'amour de ses enfants et son amour pour ses enfants, grâce à l'amour de sa famille (frère et soeurs) mais aussi grâce à son médecin avec qui elle se sent bien car lui aussi se bat avec elle, ma soeur est toujours parmi nous. Au lieu de lui dire qu'elle n'en a plus pour longtemps, il lui dit ''on va essayer tel ou tel traitement, et le resultat c'est Dieu qui le décide''. (Et ma soeur a eu la chance de connaitre le médecin qui la soigne depuis env 11 ans car il a l'intelligence du cœur, celle avec laquelle on sauve au lieu d’achever).

Ma soeur n'a jamais voulu dire a ses enfants qu'elle avait le cancer. Pour elle, (consciemment ou inconsciemment) mettre ses enfants au courant de sa maladie aurait impliqué qu'elle baisse les bras et qu'elle laisse la maladie triompher. En ne dévoilant pas la réalité de sa maladie à ses enfants, ça lui a donné une force physique et mentale incroyable pour se battre et résister. A plusieurs reprises, je l'ai persuadée (en croyant que les psychologues avaient toujours raison) que ses enfants avaient droit à la vérité. De mon côté, j'avais peur qu'elle nous quitte en un temps court et que ses enfants prennent sa cachoterie pour une trahison et qu'ils en subissent les conséquences.... j'avais peur aussi que les enfants occultent leur souffrance car ils ne comprenaient pas pourquoi leur maman avait des fois un bonnet, puis une perruque, et perdait ses cheveux, et surtout, qu'il lui arrivait de quitter le foyer et de passer quelques jours chez mes parents, les laissant seuls avec leur père (c'était pendant la période de chimio, elle ne voulait pas qu’ils la voient souffrir). J'étais sûre que mes neveux, ces petits anges, occultaient beaucoup de souffrance, car ils n'ont jamais interrogé leur mère ni la famille à ce sujet, et pourtant, leur père (grand égoïste), tout au début (quand les mômes avaient 4 et 5 ans) leur a raconté sournoisement que leur mère avait le cancer et qu'elle ne vivrait pas longtemps.

Ils ont sûrement refoulé plein de souffrance. Mais l'amour de leur mère a été le plus fort et a triomphé sur la maladie et ses effets sur les enfants.

Ma soeur a commencé sa métastase depuis plus d'un an. Aujourd'hui, elle se bat contre un épanchement pleural dans le poumon gauche, dû à l'air conditionné dans les locaux où elle faisait sa physiothérapie. Sa pleurésie qui a débuté il y a plusieurs mois est restée sans traitement spécifique pendant des mois car le médecin a préféré attendre les résultats de la chimio. Elle a commencé à tousser quand elle parlait et a respirer difficilement avec des douleurs dans le dos. Il y a env 1 semaine, elle étouffait la nuit quand ma sœur qui partage la même chambre qu’elle s’est vite réveillée et elle a été emmenée d’urgence à l’hopital (un ange du ciel ayant envoyé son mari en travail a l'étranger, ca lui a permis de vivre chez mes parents).
A l'hopital : oxygène et examens.
On découvre une infection au poumon droit. Son médecin lui a retiré l'eau du poumon gauche pour qu'elle puisse respirer en attendant l'effet des antibiotiques. Pas d'évolution. Ma soeur se bat. Elle n'a pas baissé les bras. Mon frère et mes soeurs se relayent auprès d'elle (24h/24h) pour surveiller l'oxygène et un éventuel problème de respiration. Hier son médecin lui a mis un drain car l'épanchement s’est refait. Il parait qu'elle a passé une bonne nuit.

On ne sait pas ce que l'avenir lui réserve, ce qu’il nous réserve, mais le plus important c'est que nous lui donnons tout l'amour dont elle a besoin, et ça fait du bien à tout le monde.

j'ai beaucoup pleuré en pensant que ma soeur n'aura pas le temps ni la chance de savourer le fruit de tant d'années de sacrifices à élever ses enfants toute seule (le père étant plus absent quand il était à la maison que quand il n'y était pas, pire encore, aucun soutien de sa part pour ma soeur malgrè ce qu'elle endure depuis 13 ans a cause de sa maladie, mais le pire du mal qu'il lui a fait, seul Dieu le sait. Heureusement, un ange du ciel a envoyé son mari à l'étranger depuis env. 1 mois pour qu'elle ait un petit répit).

Ses enfants ont aujoud'hui 15 et 17 ans (ma nièce fête ses 16 ans le 13 de ce mois. Elle tient à couper le gateau avec sa mère a l'hopital). Ma sœur ayant peur que ses enfants soient perturbés en la voyant sur son lit d’hopital, avec tous les tuyaux et sa faiblesse et souffrance… a refusé qu’ils aillent la visiter. Sans rien dire a personne, ils sont allés directement à l’hopital tout de suite après l’ecole.
Ma sœur a été très éprouvée (moral et santé). Quand elle s’est senti mieux, elle a demandé à les voir. Ses enfants lui ont dit : tu es notre maman et tu ne peux pas nous empêcher de te voir.

Moralités : 1) il ne faut jamais baisser les bras
2) si ton médecin ne se bat pas avec toi, va voir un autre qui fait son métier avec amour,
celui qui est doué de cette intelligence divine, celle de vouloir sauver, et non celui qui se
prend pour Dieu en croyant savoir quand ton heure va sonner.
3) quand on est gravement malade, il faut avoir le courage de garder à distance les
personnes négatives et de se faire entourer de ceux qu'on aime et qui nous aiment.
4) chacun a ses propres défenses et les enfants sont plus forts qu'on ne le croit à condition
qu'ils aient de l'amour.
5) il ne sert à rien d'angoisser pour notre maladie ou celle de nos proches. Il faut justement
éviter de leur montrer angoisse, tristesse et inquiétude.... (au moment où je passais mon
temps à pleurer, et ce, pour plusieurs raisons dont celles de ne pouvoir être auprès de ma
soeur, de ne pouvoir être utile pour elle et prendre le relais avec mes soeurs et mon frère
qui sont auprès d'elle quand ils ne sont pas à leur boulot, les soutenir moralement
etc ...etc... moi vivant en France, eux à l'étranger, les quelques mots qu'elle a pu
chuchoter dès qu'elle a ouvert les yeux furent un conseil pour moi). Donnez plutôt de
l'amour, et ne lésinez pas. Certaines maladies viennent et évoluent à causes d'un mal
d'amour.
6) certaines personnes ont besoin d’être utiles pour vivre. Avec attention et amour,
on peut percevoir ce besoin et leur en laisser la liberté d’expression et d’action au lieu de
vouloir les assister en tout. (je pense a ma sœur qui dans le pire moment de sa maladie,
pense à mon bien et a me donner conseil. Cette attitude exprime le besoin d’aimer pour
se sentir vivant)
7) Ma soeur a un cancer avancé, moi je n'ai rien, mais puis-je prétendre qu'elle partira
avant moi? Dieu seul connait le destin de chacun. Alors, je remets à Dieu tout ce qui me
dépasse et je lui demande de nous aider et nous accompagner. Je lui fais confiance.

Je suis avec vous tous de tout coeur.

Amicourage

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