Le sujet : Après 7 opérations :
Bonjour
Sur-diagnostic disent certains experts.... J'aurais bien voulu cela pour mon cas....
Sous-diagnostic est mieux adapté à mon cas…..
Cancer primaire du sigmoïde > de 9cm à une distance de 20cm de la marge (classé pT4 N1 M1 ++) puis évolution > foie (hépatectomie) péritoine (CHIP), exérèse de la rate, iléon (iléostomie), poumons, vessie, exérèse du rectum, prostate, rein (question en suspend, vu mes antécédents, pour une opération).
7 opérations dont une "CHIP" durant 13h avec complications nécessitant une 2ème intervention 6 jours après > rupture du diaphragme, plèvre et estomac, péritonite, 3 fistules) 40 chimio
Dépistage, ce mot me couvre la voix, mes maux me couvrent la voie de la vie....
Je raconte :
>>>> Un prolapsus hémorroïdaire avec traces sanguinolentes en oct xxxx m'oblige à consulter mon médecin traitant qui m'envoie le jour même chez un proctologue gastro-entérologue lui signalant mon état de façon précise, celui-ci me prend rdv en déc xxxx pour une opération des hémorroïdes.
Les soins promulgués me permirent d’attendre la date de l’opération de façons parfois inconfortables certes (défécations anarchiques), mais cela étant il me fallait prendre « patience »…Je me disais que cela était le lot de beaucoup de gens atteints d’hémorroïdes.
Après cette opération, il s'avère que j'ai de gros problèmes de constipation, l’on me donne divers médicaments (suite à mes visites et appels auprès du chirurgien gastro-entérologue > pour me permettre d'aller à la selle, résultat > continuité d’alternances de constipation et diarrhée suivant les prises de médicaments prescrits, l’anarchie des mes défécations continuait.
Aussi vers janvier xxxx, le chirurgien décide de me faire, en ambulatoire, une dilatation anale, mais là encore le même problème (constipations, diarrhées, fausses envies) et re-consulte ce spécialiste et mon médecin traitant, j'en arrive à faire des lavements (il m'est arrivé d'être debout dans ma baignoire pour pouvoir évacuer !).
Dernière visite courant mars xxxx chez mon médecin traitant, réponse de celui-ci, je cite :
Monsieur, c'est la 1ère fois que je vois un problème comme le vôtre, pour une simple opération des hémorroïdes et cela depuis xx ans que j'exerce ! Vous ne voulez plus travailler, vous êtes fatigué !!
Donc je quitte son cabinet en pensant, que peut-être celui-ci a raison dans un certain sens.... Que le dernier compte rendu suite à ma visite de février auprès du spécialiste lui étant communiqué cela devait être les suites logiques des mes 2 interventions successives, n’étant pas médecin je fais donc confiance à ceux qui me soignent.
Hélas mes soucis persistaient, (toujours les mêmes énoncés plus haut), puis au fil des jours, il apparaît des glaires dans mes selles, sur les conseils de plus en plus pressant de mes proches et amis, je décide donc, sans passer par mon médecin traitant ni son « spécialiste », de prendre RDV avec un autre gastro-entérologue début mai.
Le rendez-vous est programmé fin mai xxxx, à son cabinet je lui demande de me pratiquer une coloscopie, il m'est rétorqué, dans un premier temps, de voir celui qui m'a opéré, vrai que venant de mon propre chef cela pouvait lui paraître curieux, mais après mon insistance RDV est pris pour fin juin xxxx > encore une perte de temps…..
Évidemment, retour de coloscopie : Tumeur avancée (9cm) du sigmoïde, avec des polypes hyperplasiques au Rectum et trace hémorragique.
Suite à cette annonce sans appel, j’ai demandé à celui qui m’opéra de mon prolapsus pourquoi il ne lui était pas venu l'idée de me faire une coloscopie cela suite à mes symptômes et remarques lors des visites à son cabinet, celui-ci m'a répondu, je cite :
Monsieur, on ne fait pas un scanner de la tête pour un bobo au pied !
Ce à quoi, je lui ai répondu, après lui avoir annoncé que j’avais un cancer situé à 20 cm de la marge (sortie), que la distance entre mon cancer et celle-ci était moindre que celle de la tête aux pieds, surtout que celui-ci, après Sa rectoscopie de fin janvier xxxx, n'a pas remarqué les polypes qui s'y trouvaient (cf. : compte rendu de la coloscopie).
Pour rappel, une rectoscopie explore le rectum jusqu’en haut de l’ampoule rectale, ce qu’il a prescrit, écrit, codifié et facturé, donc réalisé.
Hélas lors de cette « exploration » il n’a été remarqué dans le rectum ni de trace de sang ni de polype alors que le C-R de la coloscopie de juin xxxx, soit 5 mois après démontrait des polypes en nombre dont certains ayant 3mm, ainsi que des traces hémorragiques….Je ne suis toujours pas médecin, mais me pose toujours cette question, est-ce normal ?
Et voilà comment dans un silence fracassant « LUI » m’est apparu, la découverte fut de taille, il était là et personne ne le savait ! Je suis l’Inventeur de mon mal ! Le Découvreur de mon cancer !
Bien évidemment, lorsque j’ai annoncé mon état auprès de ces 2 médecins, ceux-ci se sont confondus en palabres stériles, désolé, navré, courage, me dirent-ils….
Trop tard, l’absence d’investigations plus poussées suite aux « clignotants » annoncés engendra un retard de diagnostic, cela laissa place à une invasion encore plus importante de « LUI », celui-ci se reproduisant bien trop rapidement…
A décharge envers eux : Il est vrai que mon cancer était présent depuis un certain temps, il est vrai que j’étais à cette époque (oct xxxx) bien « coincé » par « LUI », il est vrai que l’évidence d’un cancer n’apparaissait pas de suite, il est vrai que mon cas hémorroïdaire pouvait supposer à cette seule pathologie,>>>>>> sauf pour un « spécialiste »…
A charge : Est-il normal que je sois le découvreur de mon cancer, que ce soit moi qui demanda une coloscopie, que les signes « avant coureurs » de ma maladie, faisant partie des référentiels médicaux, n’alarmèrent pas mon chirurgien spécialiste malgré qu’il écrivit que cela est « inhabituel » ? Anuscopie, rectoscopie, coloscopie, (virtuelle ou classique), analyses (marqueurs tumoraux), test Hémoccult II, Scanner, lavement baryté, sont des moyens d’investigations suffisamment éloquents pour palier à toutes interrogations médicales en cas de doute. Sans oublier la coloscopie virtuelle (ce qui me fut fait par la suite en présence d’une chaîne de télévision)
Il est évident que pour ce « spécialiste » mon cas ne le faisait pas douter tout en trouvant mes symptômes inhabituels, contradiction éloquente, raisonnement absurde.
Définir une Rectoscopie comme étant une Anuscopie, ne pas se sentir obligé de se remettre en cause lorsque qu’un cas « inhabituel » se présente est interrogatif, > la maladie n’est pas une autoroute.
Vu mon âge et les informations circulant actuellement dans le milieu médical au sujet de la prévention du cancer du côlon (Depuis 2000, la France s'est dotée d'une politique de lutte contre le cancer. Après le premier plan Gillot - Kouchner, le plan cancer 2003-2007 a été marqué par le choix de faire du cancer une priorité, 70 mesures sont inscrites dans le plan de 2003), il est dommage de ne pas avoir pris en compte ces informations, surtout par un spécialiste (Proctologue et Gastro-entérologue
L’arbre qui cache la forêt ai-je entendu, le piège aussi m’a-t-on dit, (par des spécialistes de haut vol) tout cela me rassure un peu moins sur l’expérience médicale, car lorsque l’on sait cela on se méfie encore plus !
Le dépistage du cancer du Côlon doit tenir compte des « Référentiels connus
En 1998, une conférence de consensus organisée par l'Agence Nationale d'Accréditation et d'Évaluation en Santé recommanda des stratégies de dépistage du cancer colorectal selon le niveau de risque présenté par les sujets. Chez les patients à risque élevé ou très élevé : réalisation d'une coloscopie. Chez les sujets à risque moyen (population générale) : réalisation d'un test Hémoccult suivi d'une coloscopie en cas de résultats positifs.
Les tests de dépistage actuellement disponibles sont : rectosigmoïdoscopie, lavement baryté en double contraste, coloscopie, test hémoccult. Sans perdre de vue que ces tests ont tous leurs limites.
(Glané sur le site de la haute Autorité de Santé.
Faut-il une fois encore rappeler que : Le dépistage du cancer colorectal est basé, entre-autres, sur la découverte de sang microscopique (non vu à l’œil nu) dans les selles. En effet, très souvent les gros polypes et les cancers de l'intestin saignent sur un mode discret et non visible. Ce saignement microscopique pourra être repéré grâce à une recherche de sang dans les selles. (source LCC)
Pour mon cas, il était signalé, au « spécialiste » le mot « sang….… »
Cordialement
Zadig Actuellement en Rémission depuis 2 mois > seul cas connu de mon Professeur chirurgien, Etonnant écrivit mon oncologue Chef de clinique !
Je possède 3 rates accessoires enchâssées dans le diaphragme qui posent X interrogations encore maintenant !
NB : je possède 230 pages sur mon parcours, sur mes souffrances, sur mes guerres, sur mes espoirs, sur mes souvenirs, sur « LUI » > mon cancer.