anonyme
2 févr. 2010 à 17:13
Reconnaître une dépression ? Fais d'abord la différence avec un "passage à vide", une tristesse passagère : pour tester cela, donne toi "un coup de pied quelque part" et décide d'appeler au tél une copine ou un copain pour aller en boite ou au ciné ou au musée ou ce que tu aimes d'habitude. Si tu y vas et que tu es contente, tu n'est pas déprimée, continue à voir des gens et à sortir ! Par contre si tu es déprimée, cela va foirer ! Si tu as ces symptômes, tu l'es, sérieusement : / Désintérêt pour les autres, pour sortir / Pour t'occuper de toi (hygiène, vêtements, nourriture...) / grande difficulté à te lever le matin (à quoi bon ...) / Impression que tout est une montagne impossible à soulever : plus envie de rien faire / Sentiment de honte de toi, d'être incapable, indigne, nulle .. ./ Réveils toutes les nuits (ou presque) entre 2 et 4 h du matin sans pouvoir te rendormir / Plus sensible aux bruits qu'avant (les mêmes te stressent à présent) .... / Tu ne parles presque plus aux gens autour de toi ou alors tu leur réponds agressivement Si tu as trois signes au moins, file voir un médecin ! Un psychiatre si possible ! - La dépression c'est une maladie, qui te plonge dans une angoisse insupportable et te bouffe toutes tes forces - Elle te donne une vue faussée du monde et de toi (tu es en fait quelqu'un de bien mieux que ce que tu crois pendant que tu es déprimée...) - Nécessaire d'accepter les médicaments du médecin et de suivre le dosage ! Pas question d'en prendre une partie seulement ou de diminuer les doses selon tes idées : il faut négocier ça avec le médecin si tu crois qu'il faut changer quelque chose Ils sont nécessaires parce qu'ils te rendent petit à petit assez de motivation, de forces de vie, pour que tu puisses commencer à remonter la pente (fais en plus une thérapie cognitivo- comportementale = TCC) mais avec les médicaments, pas sans eux ! Les deux se renforcent pour t'aider à en sortir. Si un quelconque thérapeute te dit de te méfier des médicaments et de faire une thérapie avec lui à la place, fuis le comme la peste !!! Et quand tu seras sortie de ta maladie, tu te rappelleras avec incrédulité comme tu pouvais te sentir (en toute bonne foi) nulle et incapable alors que tu es quelqu'un de bien !