
En 2006, 28% des consultations de spécialistes ont été réalisées en accès direct, en "sautant" l'étape du médecin traitant. Un chiffre en baisse puisqu'il s'élevait à 32% deux ans plus tôt, d'après les données de l'Enquête santé protection sociale rendues publique par l'Institut de recherche et documentation en économie de santé (Irdes). Les patients ayant choisi un médecin traitant suivent davantage le parcours de soins imposé par la réforme du 1er janvier 2006.
D'après cette enquête, dans sept cas sur dix, les consultations de spécialistes sont issues d'un conseil médical formulé par le médecin traitant ou le spécialiste qui a désiré revoir le patient. Toutes spécialités confondues, l'accès direct est deux fois moins fréquent pour les patients ayant désigné un médecin traitant. L'accès direct concerne 26% de leurs consultations contre 58% des consultations des patients n'ayant pas déclaré de médecin traitant à leur caisse d'Assurance maladie.
Pour les spécialités qui entraînent une baisse du taux de remboursement par l'Assurance maladie, dermatologie ou ORL par exemple, l'accès direct est alors près de quatre fois moins fréquent pour les patients ayant désigné un médecin traitant. Ces deux spécialités qui étaient exercées majoritairement en accès direct en 2004 sont celles qui ont connu le plus grand changement. L'accès direct a reculé de 33% chez les dermatologues et de 58% chez les médecins ORL.
Depuis le 1er janvier 2006, chaque assuré doit déclarer un médecin traitant à sa caisse de Sécurité sociale et le consulter en premier recours avant un spécialiste, pour bénéficier d'un meilleur remboursement de ses soins. Cette réforme ne concerne pas certains spécialistes comme les gynécologues et les ophtalmologues. Une précédente enquête de l'Irdes datant du 8 avril montrait qu'un Français sur cinq n'avait pas choisi de médecin traitant.
Site :
www.irdes.fr