Les ados dévoilent sans complexe leurs comportements à risque sur les réseaux sociaux

CommentCaMarche le mardi 6 janvier 2009 à 19:00:00
Les ados dévoilent sans complexe leurs comportements à risque sur les réseaux sociaux
Plus de la moitié des ados qui utilisent les sites Internet de réseau social, comme MySpace et Facebook, affichent des infos sur leur comportement sexuel, l'abus de substances ou la violence, selon une étude publiée dans le journal Archives of Pediatric and Adolescent Medecine.

Les chercheurs ont examiné 500 profils de jeunes de 18 ans sur MySpace, choisis au hasard. 54% des profils contenaient des informations sur leur comportement à risque : 24% faisaient référence au comportement sexuel, 41% à l'abus de substances et 14% à la violence.

La bonne nouvelle : les résultats d'une étude de suivi suggèrent qu'une intervention simple (ici un mail envoyé par un médecin) peut aider à sensibiliser les jeunes aux risques et les encourager à changer.

Pour l'étude de suivi, les chercheurs ont choisi, de nouveau, 190 profils de personnes âgées entre 18 et 20 ans. Un mail a été envoyé à une moitié de ces jeunes par un médecin, expliquant qu'il a noté le comportement à risque sur leur profil et suggérant qu'ils changent les informations affichées. Presque 14% de ces jeunes ont supprimé les références au comportement sexuel.

Kimberley Mitchell, chercheuse au Centre de Recherche sur les Crimes auprès des Enfants à l'Université de New Hampshire aux Etats-Unis, propose quelques conseils aux parents : "Il ne faut pas interdire catégoriquement aux jeunes de fréquenter de tels sites Internet. Ces sites pourraient être très importants pour les jeunes, et ils ne sont pas tous mauvais. Ce qui est important, c'est que les parents parlent aux jeunes des conséquences à long terme de l'usage de ces sites".

"Les parents peuvent demander aux jeunes de leur montrer leur profil MySpace ou Facebook. Même s'ils résistent, il faut leur rapeller qu'on ne s'immisce pas vraiment dans leur vie privée : contrairement à un journal, un profil sur un site web est visible à tout le monde", précise Kimberley Mitchell.
Situation Epidémiologique