Trop de temps devant un écran entraîne la méforme chez les enfants

CommentCaMarche le mercredi 7 janvier 2009 à 09:40:00
Trop de temps devant un écran entraîne la méforme chez les enfants
Quand les loisirs des enfants consistent à s'asseoir devant un écran, leur forme physique s'en ressent. C'est la conclusion issue d'une étude réalisée au Centre de Surpoids et d'Obésité à New South Wales, de l'Université de Sydney. Les résultats sont publiés dans le Journal Américain de la Médecine Préventive.

L'équipe de chercheurs a examiné des données l'usage d'un écran (pour envoyer des e-mails, des textos, regarder la télévision, jouer à des jeux vidéos et ou encore surfer sur Internet) de 2.705 enfants, et ont ensuite mesuré la forme physique de chaque enfant.

La conclusion ne vérifie aucune théorie de cause à effet : il se peut que l'écran détourne les enfants de la récréation physique, ou c'est également possible que les enfants actifs ont moins de chance de s'asseoir devant l'écran.

Toutefois, selon Louise Hardy, auteure principale de l'étude, la "limite" de temps passé devant un écran est de deux heures : si les enfants passent plus de deux heures par jour devant un écran, ils ont moins de chance d'être en forme.

"Le lien était plus fort parmi les filles que les garçons. Plus elles passaient de temps devant l'écran, moins elles étaient en forme ; et l'effet augmente avec l'âge", explique Louise Hardy.

"Egalement, moins les jeunes garçons étaient en forme, plus de temps ils passaient devant un écran. Pourtant, cet effet n'était pas évident chez les garçons plus âgés (entre 15 et 16 ans). On suppose qu'à cet âge, ils ont développé assez de masse musculaire pour s'asseoir, souvent pendant plusieurs heures, devant un écran et rester encore en forme", ajoute-t-elle.

"Pour empêcher les enfants de devenir des pantouflards, on conseille aux parents d'encourager les enfants à échanger du temps devant un écran avec du temps actif, de limiter le temps devant l'écran à deux heures par jour, et de créer des jours 'sans écran'", conclue Louise Hardy.
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