
Trois études françaises pour mesurer l'impact sanitaire de l'interdiction de fumer dans les lieux publics verront le jour en 2009. D'autres études menées dans des pays étrangers montrent une amélioration générale de la santé cardiovasculaire de la population.
Lors de la conférence de presse-bilan organisée par Roselyne Bachelot, un an après l'interdiction de fumer dans les lieux publics, la ministre de la Santé a déclaré que l'amélioration sanitaire suite à ce décret sera mesurée dans trois études à venir pour 2009.
Les deux premières seront réalisées par la société française de cardiologie, et la troisième sera réalisée par l'Institut de veille sanitaire (InVs). Cette dernière précisera, en se basant sur les hospitalisations de 2008, si la mise en oeuvre du décret a entraîné une baisse des infarctus du myocarde, notamment.
Une représentante de l'InVs a cité des extraits d'études sanitaires réalisées dans des pays récemment concernés par l'interdiction de fumer. Ces chiffres illustrent la baisse d'anomalies cardio-vasculaires chez la population des quatre pays suivants : Etats-Unis, Italie, Ecosse et Irlande.
La première étude démontre que le nombre de personnes souffrant d'infarctus du myocarde hospitalisé a baissé de 8% aux Etats-Unis, et de 11% en Italie. La deuxième étude, menée en Italie et en Ecosse, où l'interdiction de fumer s'applique réciproquement depuis janvier 2005 et mars 2006, montre une diminution des hospitalisations pour infarctus du myocarde: - 11% en Italie et - 17% en Ecosse.