Les hommes activent plus que les femmes les zones cérébrales classiques du langage

CommentCaMarche le lundi 16 février 2009 à 15:30:00
Les hommes activent plus que les femmes les zones cérébrales classiques du langage
Les hommes activent davantage que les femmes les zones cérébrales classiques du langage, selon une étude des chercheurs du CNRS de Montpellier, publiée dans la revue Cortex de février. Cette étude dissocie pour la première fois les effets du sexe et de la performance verbale sur l'ampleur des activations cérébrales.

La "performance verbale", ou le vocabulaire, de plus de 330 personnes a été évaluée, selon un test simple : le but étant de nommer le plus de mots possibles commençant par une lettre donnée. Quatres groupes ont été constitués, selon le sexe et le niveau de performance verbale.

Les chercheurs ont alors découvert grâce au protocole d'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), que des zones cérébrales différentes sont activées en fonction du sexe, mais aussi du niveau de performance verbale.

Les hommes activent davantage que les femmes les zones cérébrales classiques du langage, à savoir le lobe frontal, temporal, occipital et le cervelet.

Quel que soit le sexe de la personne, les participants ayant une performance verbale faible activent davantage une zone cérébrale, le cingulaire antérieur, tandis que ceux montrant une performance cérébrale élevée activent plus le cervelet.

Le groupe d'hommes ayant de hautes performances verbales activent davantage que les trois autres groupes de participants deux zones cérébrales (le précunéus droit et le cortex préfrontal dorsolatéral gauche), et plus faiblement une autre zone (le gyrus frontal inférieur droit).

Chez les femmes ayant des performances verbales faibles, les chercheurs ont observé une activation plus importante du cingulaire antérieur gauche que chez les femmes ayant des performances élevées.

Les auteurs concluent qu'il est impératif de prendre en compte le niveau de performance verbale dans les études qui visent à établir une différence homme/femme quant aux corrélats nerveux, des groupes de neurones.
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