Habitant la région de Strasbourg, j'ai été incommodé bien plus tard que d'habitude (fin janvier à début février ces trois dernières années). Mais depuis deux semaines environ c'est parti ! Même si en ce qui me concerne limité à des éternuements, la gorge et les yeux qui piquent et une petite gêne respiratoire (essoufflement plus précoce à l'effort), j'ai commencé une désensibilisation en décembre. On jugera du résultat d'ici 2 ans (j'espère)
Eviter de planter des arbres aux pollens allergisants en agglomération, paraît logique, mais ne faudrait-il pas plus se concentrer sur une utilisation plus raisonnée de pesticides, herbicides, insecticides et l'emploi la production ou le rejet de tous ces produits VRAIMENT polluants, qui mettent les organismes vivants (plantes et hommes) en situation de stress ou de fragilité. En effet, la production de pollen est directement proportionnée à l'environnement dans lequel vivent les plantes qui le produisent : plus une plante est menacée, plus elle est encline à produire plus de pollen pour augmenter les chances de fertilisation et donc de reproduction. Les pollens peuvent aussi être rendus allergènes par contact avec les polluants oxydants (ozone en particulier) ou suite à un long séjour dans l'air ou exposé aux UV. L'augmentation de proportion de CO2 dans l'air semble également être un facteur aggravant. Pour l'homme, l'atmosphère qu'il pollue par va irriter ses muqueuses qui vont être encore plus sensibles aux agents allergisant naturels comme les pollens.
Ne pas planter d'espèces reconnues comme allergisantes en milieu urbain ou les éliminer pourrait contribuer à diminuer les problèmes rencontrés à proximité immédiate de ces plantations, mais ne seront d'aucune utilité pour tous les autres : les pollens dispersés par les vents peuvent voyager sur des milliers de km ... (rappelez-vous du 'nuage' de Tchernobyl, ou le sable du Sahara qu'on retrouve très loin de chez lui!).
J'habitais en ville sur une place arborée de noisetiers (une vingtaine) dont le plus proche à 5 m. de mes fenêtres, et je n'ai constaté aucun changement avec mon logement actuel à la campagne ou le premier noisetier repéré est situé à plus de 100m de mon domicile, et absolument pas sous un vent fréquemment dans ma direction.
Bon courage à tous les allergiques !
Sébastien